‹ Bismarck et son temps (volume 2)Chapitre 12 sur 167 · Motlry, Lrttiv du 1" juillet 18112. lm\ vit . p · texte numérisé non relu

Motlry, Lrttiv du 1" juillet 18112. lm\ vit . p

OBERES D'ENFANCE ET D'I n.in - 31

ides. Chacun auivail ses goûts. A \) même ' 1-1833, un jeune éludinnl ne qutllail g-m ■

. i'.illn"'i|ni- ; 'li'iiii-- 1 1 'i -Ji-.'j .un ■■ ■ . liir- de paysans

osteuee ,'i lu ["on

travail; c'était Windaburst; souvent, dans la rue, les deux

renl, l'un porlonl beau, l nuire cou-

- âtudos ; ii> devaient se retrouver au Parlemenl de

i S'urd.

■ .:■..! , Otto de Bismarck uc pensait guère à l'équi- [ementaire. Dès le mois de juillet 1832, il s'était

par un trail deelal : convoqué devanl le juge univer-

. uir y répondre de quelque peccadille, il s'éiail rendu

■ ■ lin dre, i plu d ■ robe de i nombre

■ houles bulles il l'éeuyère, longue pipe :'i la main, cl ■ u coté, I n loi costume avail attiré sur lui l'ai-

■ ■ ix drilles, plus amateurs de farces que de

Phndectes. A celte occusion ou plus lard, il se prit de

ivec quatre mi nibres de In corporation llaiiovcra el

qu 11 uple curlcl I les | 'pui lers furenl entamés

■ n n'eut pas lieu, car un malin dignitaire de

■ . mut nvir flair que le jeune gaillard était du ni "U fail Ifs bons kor/iss/itdc/tteii ; toul le monde

iii, "n bul a sel llels ■■ el le (i déeombre 1832,

■ nlrail dans la Hanoveru.

lions d'étudiants, Landmannschafi ou Kfirvs, | i,.i.;m- |i(T-.-r[-ii!i'','S. l'ii pleine aelii ilé; il \ en avail

■ tnprunlaieiit leurs r n aux régions d'où vennienl

ii peu eu adversaires, se giMiipaieul diuuts libéraux et patriotes

pour qui l'unité de l'Allemagne était le bul suprême de toute association. Si Bismarck avail été logique avec ses opinions politiques c presque républicaines », il aurait fréquenté la Burschenschafl : mais celle-ci n'était pas de bon ton à Gol lingue : au lieu de duels et de paris, ses membres s'occupaient de chimères politiques, el Molley observait dès son arrivée qu'o elle n'était composée que du rebut de toute l'Université ». Bismarck remarqua avec dédain « le refus de ses membres de se battre en duel quand ils étaient provoqués, leur absence de bonne éducation et de bonnes manières ». 11 se sentit, en outre, « de la répulsion pour leurs idées politiques extravagantes, provenant d'un manque d'éducation et de leur ignorance des conditions d'existence telles qu'elles étaient dans la réalité et qu'elles s'étaient formées dans le cours des siècles1 ». Il préféra les étudiants i\ pipes el à dogues; avec eux, il était dans son milieu. Le camarade Molley prétendait que les Allemands étaient divisés en deux classes, les Von et les non Von. « Ceux qui ont devant leur nom ces trois lettres magiques V. O. X. appartiennent à la noblesse et sont aristocrates au plus haut degré". » La force de son ascendance pesait encore sur Bismarck ; il aura, dans l'avenir, grand peine ù se défaire dos préjugés de race; pour l'heure et pour longtemps encore, il appartenait à la classe des Von. Les Korps se recrutaient surtout dans cet ordre; le jeune Otto v devait forcément entrer: la Hanovcra ou tout autre le guettait.

Vie étrange, uniforme pour tous les étudiants de corporation3, et que Bismarck mène pendant une année. Levé à dix heures le personnage saule sur une pipe, — il en a vingt ou

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