‹ Bismarck et son temps (volume 2)Chapitre 115 sur 167 · Les dépêches de sir Hamilton Seymour dans Corvespondence · texte numérisé non relu

Les dépêches de sir Hamilton Seymour dans Corvespondence

pectituj the rif/htes and privilèges of the Latin and Greeck Churches (Livre bleu), part. I.

LA GUERRE DE CRIMEE Mil

situation telle en Europe, que rien ne se fit sans lui. Depuis OlmQtz, il ne jouait dans'le concert des puissances qu'un r<Me d'accompagnateur modeste. Mais si la discorde se mettait parmi les musiciens de premier rôle, il importait à la Prusse de savoir auquel s'attacher et où étaient ses intérêts. Les hommes et les partis politiques différaient profondément à ce sujet.

Le parti libéral suivait le cours naturel de sa haine : lors de la Révolution de 4848, il n'avait trouvé qu'un adversaire irréductible et invincible, traquant tout effort de nationalité et de liberté, implacable et finalement victorieux, le tzar. Tout ce qui pouvait l'atteindre, réjouissait le parti de Francfort et de (iotha, et, dans une défaite de la Russie, il espérait trouver une revanche de ses propres désastres à Olmulz et en Slesvig- Holstein. 11 acclamait donc moins la France, qui s'était donnée au tyran, que l'Angleterre, protectrice par tradition de toute liberté, et qui partait en guerre contre le tzar, autocrate par destination, ennemi né de tout progrès.

Même dans le parti conservateur, une fraction assez importante professait des théories analogues ; c'était le groupe? de diplomates et de fonctionnaires qui répandait son opinion dans le Wochenblatt, et dont faisaient partie les comtes de (îoltz et Pourlalès, les conseillers Bethmann-Hollweg et Mathis. Diins ce parti ambitieux et remuant, les idées étaient amples, superbes, mais chimériques : il s'agissait simplement de supprimer l'empire des tzars en annexant sa partie du Nord-Ouest à la Prusse et à la Suède et coupant le reste en deux tronçons inoffensifs. Pour arriver à ce résultat, on préconisait l'alliance des Cours de Berlin et de Londres et on comptait qi:e le succès serait tel que la Prusse deviendrait d'emblée la grande puissance du centre de l'Europe '.

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