‹ Bismarck et son temps (volume 2)Chapitre 128 sur 167 · Couleurs de la Prusse · texte numérisé non relu

Couleurs de la Prusse

2. Bismarck à Gerlach, 45 septembre 1855. Briefe an Gerlach, p. ait.

LA GUEflHE DE CRIMÉE demanda pourquoi L'empereur n'avait \>-<> ■ ■■■■• ■'■ni-' tri mouveinibi lui répondit : — Eii bien! oui, vous voyat sa ce Napoléon, une bonne pâte d'homme, mais d'un in bête : i '.•■ propos excita naturellemeal une irmi les élèves de l'École de guerre. Je crains que pense de moi ce que le géro rai de ' lanitx penaait de son i lève - ■ Le roi ril. Il était un homme d'esprit, ilaîmail La joyeu Bismarck

et lui rendît se confiance.

U'WllOIllIK' se [liirtMii en l). 'LTUi- i. it i' Hls -Irnlrs, l(i-.lii:uvk i'uf

.. Munich el h Stuttgart, sous prétexte de régler d< s

questions monétaires, en réalité | • contre-balaneer1 l'in-

Ouenoe de la France et de l'Autriche en ravivant des i

:■ usiea qui mcnaçaicnl de s'éteindre. A Munich, M. de revenu récemment de Paris, L'entretint

i ses de Napoléon tï développer les naliimalit/'s cl de ,-e>

sympathies pour la Pologne; il s'étendit plus longuement sur 1rs Lu-soins matériels de la Bavière : la pièce de cinq francs,

k Code de Onnmcrrr. un |<<>nl -ne le Itliiii, If ■ 1 1 I ï l ■ i r ,!

Fer tenaienl la première pince dana ses preoeeupa-

poi Maximtlien lui parla de sujets analogues ; Le diplo-

put qu'encourager ses deux interlocuteurs

ir sollicitude, en cherchanl s leur démontrer que La

n'acquerrai! son di wloppcmenl naturel qu ave*

l'appui de In Prusse, A Stuttgart, il fut reçu avec une bien-

narquée par le vieux roi Guillaume. C'éUiit un fin

il hurlait avec le loup présent fi sa table, i

hurle* difléremmenl avec un autre. Il entretint Bismarck des

de la paix, car il 1"\ savait favorable; puis il lui

■ icemenl que la stagnation seule '■■■

'i HuiuvbocI I

pris entre l'Autriche et la Prusse, il ne pouvait risquer l'inimitié de ces deux pays, car son petit royaume aurait été' envahi avant que les secours eussent pu arriver de Berlin. 'Et il concluait avec philosophie : « La chemise wurlembergeoise est plus près de ma peau que la tunique allemande1. »

Ainsi dans les Cours, petites ou grandes, on ne parlait que de la paix, et la guerre continuait. En novembre, les Russes avaient remporté un succès brillant en prenant de haute lutte la forteresse turque de Kars, défendue par les Anglais. Mais ils s'épuisaient en hommes et en argent. M. de Buol pensa le moment venu d'intervenir; il avait cru, lors de la prise de Sébastopol tenir « les Principautés danubiennes dans sa poche2 ». Il voulait les y serrer définitivement et il avait renvoyé à Pétersbourg son ambassadeur, le comte Eslerhazy, avec une dépèche proposant comme base de négociations les quatre points, mais aggravés par la neutralisation complète de la mer Noire et une rectification de frontière en Bessarabie. La Russie entrait en pourparlers sur cette donnée, lorsque soudain, pour brusquer les décisions, Buol exigea l'adoption pure et simple de ses propositions, sous menace d'une rupture immédiate. La Russie était forcée, mais son courroux contre l'Autriche fut violent et durable. Avec plus de douceur, Frédéric-Guillaume IV écrivit à son impérial neveu pour l'engager avec instance à céder. Le 16 janvier, Alexandre II accepta les conditions autrichiennes.

Le 25 février, les délégués des Cours intéressées se réunissaient en Congrès à Paris. Les vainqueurs, l'Angleterre, la Sardaigne, la Turquie et la France, la vaincue, la Russie, le

1. Sur la mission de Bismarck a Munich et Stuttgart, voyez son rapport du -I décembre 4835. Correspondance diplomatique, t. Il, p. 70 et suiv. Pensées et Souvenirs, t. I, p. 130.

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