Bismarck. Pensées et Souvenirs, t. 1, p
les M-:iiMi-.ni-:- années in; in vxcrniiT m
courroux de Bismarck ne comprend pas la seule Autri- .. (mis ecus qui morchenl a sa remorque, ! i plupart des moyens el petits États devinent les ambitions du délégua prussien el cherchent un secours auprès du comte de Rechberg, Bismarck trouve leur conduite d'un s:ins Façon inouï o. a Gel Orgueilleux système de rêsenv dédaigneuse dons lequel les om| laisenl vîs-à-i is de nous, ojouto-l-il, est, d'une part, le produit d'une longue paix, pendant laquelle Ut l'égalité des droit* des l'onlV-il.'-it ^ a l'ai! oublier les . - de puissance ; d'autre part, il repose sur la supposition que, dans un conflil avec l'Autriche et la majorité, non ni fions Unirons par céder, mais encore que le souvenir des avanies qu'on nous a faites n'aura aucune influence soi ■ ■ nduite. On admet pour l'Autriche, sous ce double rapport, une situation absolument contraire'. »
■ '!;iN.-. 1rs uVniir'irs aum'i'.-. de smt séj ■ à Francfort,
•M n'a fait qu'attiser la rivalité enlre les deux grandes allemandes. Sa correspondance esl un long rugissement contre les menées de l'Autriche, contre « la morgue autrichienne, qu un observateur francfnrtah esl peut-être ible de comprendre dons toute sa grandeur ». « Si In politique générale de ['Autriche. conlinue-t-Q, armée de c sur un terrain aussi ai i ■ ■ ilion de loules les
farces de la Confédération | ■ les faire îervii a -■• politique
■ tahlîssemeiil do ses finances, au d< veloppcmenl de ses intérêts commerciaux, el, par suite, à mettre la main sur le Zollverein, el si la Prusse esl le grand obstacle - de ses efforts, il en résulte que lotîtes les
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F Au triche en Allemagne ont pour but de forcer la Prusse à entrer dans le sillage de la politique viennoise et de l'y maintenir1. »
La lutte contre la maison d'Autriche, la dislocation du cercle (' des clients qui se serrent autour d'elle, tel est toujours le *^'r thème essentiel de cette correspondance. Mais une note nouvelle apparaît, discrète, lancée avec prudence et presque avec réticence : la nécessité d'avoir un appui à l'étranger. La Russie est une amie fidèle, mais elle est absorbée par sa convalescence après une guerre coûteuse ; l'Angleterre est perfide, et Bismarck la traite avec tant de rigueur dans rassemblée fédérale, qu'en janvier 1858 l'ambassadeur d'Angleterre à Berlin se plaignait officiellement de cette attitude au ministre des Affaires étrangères de Prusse. Des grandes puissances, il n'en restait qu'une, mais c'était la France, la nation révolutionnaire, conduite par un Napoléon, l'héritier du vainqueur d'Iéna ; c'était à elle que devait s'allier la Prusse, monarchie de droit divin, pilier de la Sainte Alliance. Si Bismarck avait d'emblée proposé cette alliance, Frédéric-Guillaume aurait à nouveau crié, protesté contre cet « inceste ». Aussi le fin diplomate glisse-t-il ses conseils comme un délicat joueur de billard qui coule sa bille. Il n'hésite pas à reconnaître que le passé de la France et sa « situation dynastique », n'attirent pas la sympathie de la Prusse. « Ce n'est donc, ajoute-t-il, qu'au prix de ménagements infinis que nous pouvons conserver la faculté de nous rapprocher de la France, si les circonstance le commandent... Je ne prétends pas prêcher a priori une alliance prusso-française, mais je regarde comme évident que notre position perdra de son importance et que les autres cabinets compteront moins avec nous, dès que, parmi les
4. Bismarck a Manteuffel 14 mars, 21 juin, 5 juillet, 3 août, 1G ociobtt 1858. Correspondance diplomatique, p. 310, 345, 361,389, 399.