‹ Bismarck et son temps (volume 2)Chapitre 133 sur 167 · Di-iiMini:- \ nsi r s iiK PRASCFOBT · texte numérisé non relu

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(Irrîsintis (Missililcs pour la ! 'russe, il faudra considérer comme

Chimérique la i liane* d'une alliance avec la Fronce; or, noua

doua trouver malgré noua dans des mtuaUoos ou de

taux ce serait le moindre, » Sun voyage eu 18B5, le

Congrès de 18K6, l'ont persuadé que le souverain français est

■ de la politique européenne; l'intérêt des gouvernées! de chercher son alliance, la Cour de Berlin ne doU

antipathies personnelles. Car n Fin ■

■ ■■ rsi pour mm te seul poids normal qui doive entrer balance de notre politique ' ». Ceci est du grand !.. du Bismarck de 1803 à 1871 ; paroles prorondes lent un homme d'Etat sagace et volontaire et lais-

: ni pressentir les grands desseins qu'il réalisa, La correspondance officielle continue sur le même ton dis- ': in.ii-r], s'exprime plus nettement dans ses lettres à i Le vieux général, le chef de la camariila, a bondi de

■I d'indignati |uand il a surpris dans son élève

les prodromes de celle conversion politique, Il se déclan i Imiii a fait malheureux » quand il constate lus rapides propos du bonapartisme, « le plus grand de lous les dangers <>, ri ! insouciance avec laquelle on le tolère, o: MnnteulTcl est menl bonapartiste. Bunsen et Usedom ne sonl pas des Prussiens, HaUfeld à Paris a une femme bonapartiste bI

■ i. n -u le prendre que son beau-frère disait que Bonaparte l'ancien n'était qu'un Ane à côté du Bonaparte actuel, Qu'adviendra-l-il de tout cela1, •> lii maintenant, honte et duuleur, Bismarck aussi, l'ancien orateur de l'extrême droit . lu hobereau type, Bismarck est bonapartiste. Tu quoque,

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Brute. Il lui remontre avec une douceur triste, mais sévviv, que la politique est abominable quand elle se borne aux seuls intérêts, « la recherche d'un principe dirigeant est de la plus haute importance ; sans ce principe, toutes les combinaisons politiques sont défectueuses, instables, dangereuses au plus hautpoint ». Et il en profite pour dérouler un doctrinal exposé de l'histoire prussienne, avec cette conclusion : « Il ne faut pas oublier l'origine de Bonaparte ; il est du côté de la révolution ; or mon principe est et sera toujours de combattre la révolution l. »

Bismarck se rit des principes, il ne voit que des intérêts, ri. au risque de scandaliser son vieux protecteur, il lui déclare, « qu'il faut envisager des réalités, non des chimères ». Ur sa règle de conduite est unique et elle tient dans ces trois

■ mots : « Je suis Prussien. » La Prusse a, pour l'heure, intérêt à une alliance avec la France ; par ce moyen seul, elle peut « amener l'Autriche à abandonner son ambition effrénée à la

■ Schwarzenberg » ; elle ne doit pas se scandaliser "du régime . bonapartiste à l'intérieur, « avec sa centralisation brutale, son

anéantissement de toute volonté indépendante, son mépris du droit et de la liberté, ses mensonges officiels, sa corruption j dans l'Etat et à la Bourse, ses scribes dociles et sans convic- I lions*. » Ce sont là vices qui ne dépassent point la frontière: à l'extérieur la France est forte, son alliance est profitable, la Prusse doit la rechercher. C'est la politique nouvelle, pratique, réelle, realpolitik.

Pour le moment, Bismarck cherche à faciliter un voyage de l'empereur des Français à Berlin. Déjà le prince Napoléon est

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