‹ Bismarck et son temps (volume 2)Chapitre 135 sur 167 · i invoquer l'autorité du gouvernement impérial : il · texte numérisé non relu

i invoquer l'autorité du gouvernement impérial : il

s'agit du conflit relatif ù la principauté de Neuchàtel. Appartenant aux Hohenzollern depuis 1707, Ncuch&tel était devenu en 1814 un canton suisse sous réserve de la souveraineté prussienne. Peu de jours après la Révolution de Février, le peuple se mit en possession du château royal et se donna un gouvernement républicain l ; la Constitution helvétique de 1848 fil entrer le canton dans l'ensemble de la Confédération. Le roi de Prusse avait protesté, mais en vain ; en 1852, les représentants des grandes puissances avaient signé à cet égard un protocole dilatoire ; la transformation semblait définitivement acquise lorsqu'un audacieux coup de main remit tout en question. Dans la nuit du 2 au 3 septembre 185G, une troupe de royalistes s'empara du château de Neuchâtel, arrêta les membres du gouvernement, arbora les couleurs prussiennes et proclama le rétablissement du régime ancien. Le succès de cette conspiration fut de courte durée ; en vingt-quatre heures, elle était réprimée par les républicains du canton même ; les chefs du coup de main étaient à leur tour en prison.

Frédéric-Guillaume IV avait sans trop de difficultés accepté la révolution pacifique de 1848 à Neuchâtel ; mais en face de ce nouvel incident, il ne lui était guère possible de se désintéresser du sort d'hommes dont le tort provenait d'un attachement exagéré à sa personne. Tout en s'adressant directement à Berne, il invoqua, sur le conseil de Bismarck, l'appui de la Diète ; le procédé ne manquait pas d'habileté, car il donnait aux réclamations de Berlin une allure modérée ; il solidarisait la Confédération germanique aux intérêts de la Prusse ; il assurait enfin un libre passage aux troupes prussiennes si elles devaient

1. Y oyez supra, p. 102. Général Dufour. Campagne du Sonderbund et Événements de 1856 (1876).

2. Iiaenliker. Histoire du Peuple suisse, trad. Fabre (1879) t. II, p. 294 et suiv. Kern. Souvenirs politiques (1887), p. llictsuiv.

i.i> m-.iiNii iu> v\m:i;s de Francfort Ml

franchir lu frontière pour aflirmer les droits de leur traître,

fui «veinent menée par Bismarck '; le 6 novembre.

In Diète rappelait la souveraineté de la Tinsse BurNeuch&tal

ait d'appuyer le monarque dons ses démarehes pour

obtenir la mise en liberté des royalistes arrêtés pendant les

journées de septembre. Korl de cel appui) le cabinet prussien

donnai! ■' ses réclamations un ton hautain, destiné ù intimider

rnemcnl helvétique. Il avait compté sans, le vU

.ne des Suisses.

\ !.j lin du mois de décembre, le conseil fédéral, approuvé'

1 bambres, ordonna des levées militaires, appela le

Dufoiu au commandement de l'armée, ouvrit des

crédits illimités, et résolut de prendre c toutes lis dispositions

■ ■■ I r défendre la patrie jusqu'à la dernière 6Xlré-

. i rnemenl helvétique ne perdait pas cependant l'espoir d'une » solution liuuuralile el pacifique », et, pour r, il envoya auprès de Napoléon III une mission linoireconijiosirde M Liaruiiiiiii, anilia^sadeui i l'a ri

et de M. Kern.

L'empereur avail conservé des souvenirs de s;i jeunesse di ■ Bympathie pour la Suisse : Arcnenl :; bataillon d'artillerie à Berne, le eamp de Thoune, il ne pouvait rovivre ces heures lointaines sans un sourire de In . d'orgueil aussi en pensanl au chemin parcouru ira 11 recul avec bienveiUance les délégués suisses, -, |e- i, m,;, in avec douceur de l'cflervcsceoi u popu- ■ iiniii dL certains arrêtés, il promit d'intervenir en faveur di' la Suisse, m. u- a condîti [u'elie donnai

■ nient l'exemple de la modération par l'amnistie des

|1 - il, |,,-,-hr- Je III .■::.!!! I. .. M.. ,!■ ■: Ici

•malique I. Il p i ■ T

prisonniers neuchàtelois. Le conseil était bon ; l'Assemblée fédérale le suivit; elle annula, le 16 janvier, la procédure ouverte au sujet de l'insurrection de septembre, ordonna la mise en liberté des inculpés et licencia les troupes en cam-

j pagne.

Le gouvernement prussien fut embarrassé de cette modération qui donnait à son adversaire les formes de la conciliation et de la légalité. 11 chercha à prendre contenance pareille et comprit que la clef du problème était à Paris, entre les mains de l'augure à l'énigmatiquc regard. Dès le mois de septembre, Frédéric-Guillaume IV avait, selon son habitude, entamé personnellement avec Napoléon une correspondance qu'avait interrompue l'âpre tension de ses rapports diplomatiques avec la Suisse. La détente de ces relations permit au roi de Prusse de consulter à nouveau l'oracle : celui-ci eut recours à une de ses sentences favorites, il ordonna la réunion d'une conférence diplomatique; et le 3 mars, les représentants des quatre puissances neutres s'assirent autour d'un tapis vert ; c'était le remède souverain du temps, il fallait, comme pour certains médicaments, se hâter d'en user pendant qu'il guérissait encore.

La délibération fut de quelque durée ; il était évident que

j la Prusse céderait, mais elle voulait y mettre les formes. Bismarck trouva que, l'affaire intéressant la Confédération entière, il était bon que le délégué de la Prusse à Francfort s'en mêlât ; il grillait d'envie de retourner à Paris, où se traitaient alors toutes les questions vitales des peuples ; il voulait y prendre des leçons de grande politique, connaître les gens, pénétrer les secrets et les intrigues. Il prit donc prétexte des questions danoises et suisses pour demander à ManteutH l'autorisation d'aller à Paris et de traiter ces sujets délicab

i.l.s hi.iimciu s annki s [.!■; i''ii\.M:i-iii;i US

i ni bu quai d'Orsay '. Il affirmait tenir <)*■ In prin-

■ ■ phanîc i< tit'sîr dn Napoléon ni de s'entretenir avec

lui. El connue il inwm-aii quelque, résistance de Hauteuflel

ce congé, il chargeait, — indirectement ft par

insinuation, — Gertach de persuader au roi ta nécessité de

eette o excursion il l'aria pour battre les buissons ». Predèrio

i iuillaumc cl Mnnleulïel -.,- Uiissi'-n-iii emu-aincre. Le îi avril,

li descendait à l'hôtel de Douvres, rue de ta Paix,

Avant de solliciter audience du monarque, Bismarck avait

. iciis !'■ ec li i omtc YValcwski, lord Cow lej ,

. Icurd Angleterre, llubner, ambassadeur d'Autriche ',

r Stéphanie de Bade, qui semblait être sa protec-

:■■. Tuileries, — elle avait déclarée l'empereur qoe le

prussien était la seule tête politique a Francfort ».

\ un dîner donné par le prince Jérôme, il cnusail longui -

oenl Bvec l'envoyé extraordinaire de la Suisse, M. Krrn,

. If type du bourgeois en habit noir, cravate el gants blancs,

|UÎ k trouve mal à son aise dans le grand monde De

. i-n1.ji.ms. il concluait que l'atmosphère était favorable

■ i i était décidée à ■ s'approprier immédiate-

n, 'ni les résultats des délibérations de la conférence », c étail

:!' sa poliliq inciliante et habile. Bismarck Irou-

iou de la Prusse deviendrait 1res inc i Ii

rue'. Le premier mouvcmcnl étail de brusqueries

L'iiltcl, Il mai', 1S.T, Vu,< lini^-i . 1 IV. |i !67; « ■■..,.'„, A. |! 106 Cpr. D

ji [plusieurs |miiil- ■ fl d'AUU n-lir -, /'..ri.

Il 1*1 i| |i £i i'i suit ■■ s.i,,i, !,■ ii,, imii île Bismark, mintslru ■!■■ Prusse ■i l'A ni riche ri l,i ['russe devraient B*enti:ndre el ■

1 ' 1>- ■ ■ .- d'nccurd.

tpandanee diptomoHqnn,

choses et de faire échouer les conférences de Paris; mais il était à craindre que les royalistes de Xeuchâtel pâtissent de cette altitude de la Prusse. Pour les protéger de manière indirecte, le gouvernement de Berlin était contraint à la modération. La vertu était sévère, car dès sa première réunion la Conférence avait posé en principe le rattachement de NeucMtel à la Suisse; mais Bismarck « tenait pour impossible politiquement de refuser le résultat de la Conférence, même , s'il ne répondait pas entièrement aux désirs de la Prusse1 »; il prêchait donc dans ses dépêches la politique de « contre mauvaise fortune bon cœur », tout en cherchant à obtenir des plénipotentiaires réunis en conférence, les concessions suffisantes pour sauvegarder l'honneur prussien.

Bismarck tenta de gagner l'empereur; il obtint de lui plusieurs audiences ; officiellement, il s'agissait de traiter les fa ^^ questions de Neuch&tel et des duchés danois, mais avec le rêveur couronné la conversation déviait forcément; elle s'étendit à tous les sujets d'actualité que Napoléon examinait de son regard vague et perdu, l'autre d'un œil aigu et précis. Tout en parlant avec sympathie de Frédéric-Guillaume IV. l'empereur se plaignait de Ja Cour, du parti de la Gazette de la Croix, de ces perpétuelles réminiscences de 1813. «Si tout le monde voulait s'attacher à la politique des souvenirs, disait-il, deux nations qui ont été une fois en guerre, devraient l'être à toute éternité; c'est l'avenir qui doit occuper les hommes politiques2. » Lui-même abandonnait tout regret du passé; il n'avait pas en vue la frontière du Rhin; certes, l'annexion de sa rive gauche donnerait à la France dix ou douze millions d'habitants laborieux et aisés, mais une toile extension de la France ne serait pas supportée par l'Europe qui

1 Bismarck à Munteuffcl, 11 avril 1857. Poschingcr, t. IV, p. 258. 2. Bismarck ù Gerlach, 11 avril 1857. Briefe an Gerlach. p. 313.

u:> [ii'.umi.iu:s vnm':ks in: PtUSCPORT

mbîtieuse. Le cas âcnésnl ,

lerail | '■ i l l ->'l >' ■ ■■ un-- petite rer lit! ration îles.

», pour la satisfaction de l'orgueil national. Mais

..■ a'étail pas certain. D'ailleurs ij avail d autres deq-

■ ici l'empereur entra dans des confidences étourdisi annonça h son auditeur, impassible mais attçnjiL

qu'il -•■ tournerait vers l'Italie avec qui la France aval! UJlf

affinité ; il comptait Taire de la Méditerranée " il pCJJ

.1 lac Français; il chercherai! donc des succès sur

sitions sur !*■ littoral de la Méditerranée i Lb

ai crail Forcément : guerre ;

i .' il m' [utr.ii-— ,iii iii-ii savoir exactement; tanttl il il une lutte avec l'Autriche « a cause de I il parlait « d'affranchir les mers du la domination

■ »; mais la conclusion était identique, la ai

U , !.■■!■ avec lu l 'russe; si la Fronce portail en guerre Autriche, il avail besoin de la neutralité de leur voi- ■ il i oulail rival] ser sur mer avec la Grandeie, il comptai! sur l'union des puissances maritimes de rdre ■■ pour Taire échec o la supériorité écrasante (le

■ il 'I ■ à I li-. rck de q sonder le

roi de Prusse sur toutes ces questions », cl il insinuail que .■m du Hanovre cl îles ducli i ! le juste

pris de l'alliance '.

- propos extraordinaires aient été tenus, on n'en

fH'iil douter. Bismarck ne les rapporta point dans ses dépêches

correspondance prii ée; mais il en parla à son

de Keudcl! ' et lui raconta

pol an tenait essentiellement a l'armée el pour la

i dcsïrail une bonne yuerre lous les trois ans; la

Prusse pouvait exploiter avec habileté ces tendances belliqueuses. Bismarck en entretint aussi Gerlach, lors d'un voyage à Berlin, et lui relata notamment le désir de l'empereur de dominer la Méditerranée, d'acquérir « des ports de mer qu'on pût atteindre par terre », de faire échec à l'Angleterre et de guerroyer en Italie1. Pour insolites, ces confidences étaient d'ailleurs dans les habitudes de Napoléon III ; il s'était abandonné à de pareilles rêveries en 1854, devant le prince Antoine de Hohenzollern, et avait déjà délaissé le Hanovre à l'ambition prussienne2. Bismarck ne s'en laissa point imposer ; il remercia poliment, mais conseilla au monarque imprudent de renoncer à ses projets car Frédéric- Guillaume IV refuserait certainement toute ouverture dans ce sens; il fit remarquer enfin le danger de ces avances, car une indiscrétion serait profitable à qui surprendrait un tel secret el rendrait difficiles les relations de la France et de la Prusse. Napoléon regarda son interlocuteur avec quelque élonnement: il avait parlé avec abandon, comme s'il était en présence d'un intime, Persigny ou Fleury ; il ne comprenait pas qu'un diplomate, appelé à l'honneur de ses confidences, pût les exploiter; il conçut quelque inquiétude de la possibilité de cette «trahison». Bismarck lui promit le secret et le garda; ce n'était pas discrétion, mais habileté, il se préparait un ami qu'il comptait exploiter à son heure.

Ces hautes spéculations politiques n'empêchaient pas Bismarck de jouir de la vie parisienne : promenades sur les boulevards, achats dans les magasins, dîner à l'ambassade de Prusse où Hatzfeldt le recevait amicalement quoique avec une pointe de méfiance, à l'ambassade d'Autriche, au minis- j

1. Gerlach, Denkwùrdigkeiten, 27 juillet 4857, t. II, p. 524.

2. Rothan. L'Europe et son roi pendant la guerre de Crimée, p. 272, d'iprtl Gcffken, Zuv Geschichte des or ient alise hen Kriegs, 1853-1856.

i.i- nriiMi nv~ inmt:- iu-: i'iunckoRI «7

Affaires étrangères, aux Tuileries, où il '"'.ni Basas

de In plus séiluisanle voisine, l'impératrice ; c'est

mie femme remarquable, pas seulement d'exté-

joirecs dans les théâtres, a t'Opéra où le bon bobe-

yaîl supérieuremenl , aux pièces de genre où

|.' lettré souriail aux pointes d'esprit; souper aux « Frères

provençaux, mu très bon cabarel 'lu Palais-Royal », où le

ux buvail du Champagne à la santé do sa femme1.

El le 22 n\ ril il étail de ret ■ o Francfort.

Sun voyage n'avait pas été inutile. Il avoil compris que rre el la France avaicnl arrêté leur décision dans la question neuchàteloise <■! qu'il ''Lui inutile el inélégant pour de leur résister. Ses argumenls agirent sur l'âme de Frédéric-Guillaume IV, naturellement portée ■ ta générosité . une lettre de l'empereur îles Français, que le prince Napoléon apporta à Berlin, acheva de décider le monarque prussien;

■ il répondit qu'il était prétô accepter les d de l.i Conférence de Paris el n'exigeait aucune indemnité de fa Suisse, ' "étail lu lin du coullil : le traité fui signé à Paris le 96 mars 18S1 ; il consacrait la rcnoneialioii du roi if<' Prusse I ees droits sur la principauté de XeueluHel, l'entrée de cet 10. ii dans [m Confédération ln'hriique, l'amnistie pleine el nUére pour les délits politiques de septembre.

. gocîalions et leur tin heureuse avaient produit un certain rapprochement entre les Cours de Paris el de Berlin.

■'. ■■(■ plaisait ù constater que a l'empereur avai pour la Prusse one altitude bienveillante'»; les deux souve-

par eni'!'es|jHUil;iUee personnelle une affaire

■ . k ;i sa femme, Paris, *\ •■ II 18 il Dwm an trinc tirant une C.attin, p ,17J et aulv. A M» (l'A ratai, avril IS57, >!••■ ai^rct-brir/t-

délicate où chacun avait apporté des soins et de la modération ; ils étaient contents l'un de l'autre et cette satisfaction commune les engageait à des relations plus cordiales. Ce n'était plus l'arrogant vis-à-vis d'autrefois. Frédéric-Guillaume était à son insu ébloui par la fortune féerique du mystérieux empereur et attiré par son caractère énigmatique et déconcertant. Le Congrès de Paris avait marqué l'apogée de la fortune de Napoléon III; Tannée 1857 n'en avait poinl commencé le déclin; les monarques se disputaient l'amitié de celui que la veille ils tenaient pour un aventurier; le souverain de Russie, représentant naturel de la tradition et du droit divin, le traitait à Stuttgart comme un pair. Et le diplomate au clair regard, dépourvu de préjugés et de fausse honte, prônait à ce moment l'alliance de deux peuples qu'il devait un jour séparer par une muraille de douleur et de haine.

Les négociations relatives à l'incident de Neuchâtel n'avaient duré que neuf mois; c'est peu pour un enfantement diplomatique. La question des duchés de l'Elbe devait se traîner plus longuement et amener une double opération de chirurgie.

Ces malencontreux duchés avaient le funeste privilège de soulever les problèmes les plus insolubles; après la question de succession, qui semblait close ', se posait la question constitutionnelle, non moins complexe que la première, car il fallait assurer l'autorité légitime du roi, unir les diverses provinces de la monarchie, contenter les Allemands du Uolstein et du Lauenbourg, ménager les susceptibilités de la Prusse, de l'Autriche, de la Diète, et encore des puissances signataires du traité de Londres2. La constitution de 1849

i. Voyez supra, p. 351.

2. Allen. Histoire de Danemark, t. II, p. 389 et suiv. La visse cl R*m-

LES ULRMItiill^ \N\IJ'S IjI ! KANCI'ORT 139

Libérale pour lis Irois Cours conservatrices: dans no manifesta 'lu 3fl janvier 1852 11' roi posa les principes d'une nouvelle constitution cl ils parureol contenter tout le :■ !,■■ tes approuvèrent, Les autrec tcèrent, la Diète déclara que le manifeste il [esdispostUona du droit fédéral relatives au Holstein et an Lauenbourg (2L juillet 1882). Il n'yavail qu'a rédiger te texte eoasUlutionnel ; mais c'était malaisé, car on se trouvai! enprésence d'intérêts inconciliables, Après de nombreux inciiolents débats a la Diète, démission du ministère, rfiaeolution de la Chambre populaire, un décret du ^li juillet \x'.'A promulgua une constitution qui souleva un méconlennéral. Le 2 Octobre I85d une nouvelle CODStîtU-

Hqh fui mise en vigueur; elle fui accueillie Eavorablernenl par la population danoise; mais onze députés du Slesvig, du Hol- j -i>in cl du Lauenbourg trouvèrent que les privilèges des duchés avaient été aingulîcrcmi.'iil négligés; ils pml estèrent, denandérenl que le nouveau texte fût soumis à leurs États ' provinciaux el remanié pour tenir compte de leurs droite; sur cette motion s'ouvrirenl de véhémentes discussions al tes

des duchés allaient succomber lorsqu'arrivèrenl des russienne el autrichienne qui adoptaient les vuee

slalaires et annonçaient une intervention de In Diète germanique si la constitution commune restai! en vigueur;

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