‹ Bismarck et son temps (volume 2)Chapitre 144 sur 167 · liortsrhïiknfr ii Kis.M'Irir, Sljuin ISoO · texte numérisé non relu

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2. MniistiiT à Wiil«'\v>ki, il juillet i8.*i0. Général Fleury ù sa femme. joBlet 18.7.». Souvenirs du yénéral comte Fleury (1898), p. 96. 104. 109.

A PÉTERSBOURG 47i

préféra perdre une province en Italie plutôt que sa situation : en Allemagne. Pris d'une égale peur de l'intervention prussienne^ les deux empereurs conclurent l'armistice du 8 juillet et débattirent les conditions de la paix à Villafranca le il : il n'y était plus question de « l'Italie libre des Alpes à l'Adriatique », mais le Piémont acquérait la Lombardie. François- Joseph avait sacrifié une province pour rester maître en Allemagne \

Cette solution rapide et inattendue fut accueillie en Europe avec des sentiments divers : colère des patriotes italiens, joie en France, félicitations des puissances neutres, déception en Allemagne, tristesse et rancune en Autriche. Bismarck en eut grand aise : « Tendance à la paix, écrit-il aux premières nouvelles de l'armistice, Dieu veuille que cela aboutisse2. » Il y avait lieu, en effet, pour un patriote prussien de s'en réjouir, car la paix de Villafranca avait de profondes conséquences en Allemagne : elle brouillait les Cours de Berlin et de Vienne et surexcitait le sentiment national. L'Autriche était amèrement courroucée contre la Prusse qui n'avait pas voulu la secourir sans condition ; à Vienne, on ne pensait plus à Olmûtz, — l'homme pardonne aisément les humiliations qu'il a imposées et s'étonne que l'offensé s'en souvienne. Le prince régent, qui voyait déjà son entrée triomphale à Paris, était irrité contre la reculade de l'Autriche. Les relations entre les j deux Cours se tendaient donc et leurs correspondances prirent ; un ton plus aigre que doux. Parmi les patriotes allemands ■ régnait une certaine déception; une victoire sur le Rhin, la conquête de l'Alsace que réclamaient déjà les journaux, • auraient fondu l' Allemagne en un seul peuple ; on comprenait que ce résultat avait été empêché par la rivalité des deux .

1. Onk.cn. Dus Zei lutter îles Kaisers \Vilfielmy t. I, p. 418. *"*

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