‹ Bismarck et son temps (volume 2)Chapitre 151 sur 167 · Bismarck à Bernstorff, 2î> novembre · texte numérisé non relu

Bismarck à Bernstorff, 2î> novembre

4. Friedjung. Der Kiunpf um die Vorherrscha/'t in Deutschland, t. I, p. 38.

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moyens Etais et de les courroucer contre l'ambition prussienne.

Cependant, l'heure n'était pas favorable aux vastes projets " / pour la Prusse ; les élections de décembre 1861 avaient augmenté à la Chambre le parti progressiste et lui avaient donné l'appui d'un récent baptême populaire. Il avait persévéré dans sa résistance; Roon soutenu par le roi, s'était buté; le 6 mars un vote solennel lavait mis en minorité. Coup sur coup, la Chambre fut dissoute et le ministère se disloqua : le président, prince de Hohenzollern, les ministres libéraux, Auerswald, Schwerin, Patow. Bcrnuth, Piîckler, se retirèrent: Roon resta, plein d'espoir et d'ardeur dans la lutte, BernslorIT et van der Hcydt le soutinrent, et, avec eux, le président de la Chambre des Seigneurs, prince de Hohcnlohe-Ingelfingen, forma un cabinet nettement conservateur. Le pays répondit le 0 mai par des élections plus avancées encore qu'on décembre.

Bismarck suivait avec attention ces événements; il comprenait que le moment approchait où le roi aurait besoin do lui. Le prince de Hohenlohe, grand seigneur, aimable, intelligent, dévoué à la dynastie, n'était pas de taille à lutter avala Chambre et il paraissait évident que son cabinet n'était « qu'une sorte de relais ministériel calculé à brève échéance1 »>. Bismarck semblait désigné comme postillon pour l'étape suivante. Il n'y tenait pas. « J'ai peur d'un ministère comme d'un bain froid, écrivait-il en janvier... 11 y a trois ans j'aurais fait un ministre passable. Maintenant je me fais l'effet d'un écuyer malade2. » Mais depuis son voyage à Bade, en juillet, il savait que ses jours étaient comptés à Pétcrsbourg ; il esj>é-

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