‹ Bismarck et son temps (volume 2)Chapitre 152 sur 167 · Bismarck. Peimves cl Souvenirs, t. I, p · texte numérisé non relu

Bismarck. Peimves cl Souvenirs, t. I, p

i. Bismarck à MB" d'Arnim. 17 janvier 1862; à son frère, 28 janvier, Jiismarckbrie/e. p. 324, 32ti.

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■unirv obtenir un autre poste diplomatique, Puis, Loit- , ou simplement Berne rtoul le calme verdoyant lui plaî- I rancfbrt qu'il reverrait avec plaisir; il désirait : trois ou quatre années encore dans cette nouvelle rési- ■€, puis se retirer dans ses taras, an l»on hobereau, fils !■ <ii- hobereaux. H s'en ouvrit a Bernstorff dans une î du 15 janvier; le ministre lui répondil en février que n'était décidé a cet égard, <|Uf lui-même pensait a la iti'. maïa quetoutétail en suspens, soumis sus événements \ înihiencea du jour. En mars, le comte de Goltz, ministre DïpotenUaire ft Conslantinople était nommé au poste de ■ ii:j-, maïs Bismarck devait encore gérer l'ambassade pendanl quelques semaines ; il préparait son départ, sans acore ce qu'il adi iendrail de lui, Le 12 avril, annonçant son prochain retour à lioun.il prédisait l'instabilité du cabinet, lo reculade probable de certaine ministres, ladissension portée jusque dans le ménage royal . Un télégramme de f brusquait son départ. Il pr«'t.>i|iî1iitL »uii ami in ici' eiV départ, les 2"0 vit-il es iiitlis|»'ii-aMes, ses emballai

I! partait de Pélersbourg au commencent de mai, sans savoir si on l'appelait | r lui confier le

■■ ou pour l'écarter c

étaient écoulées depuis ■■ lépai I de i 'rano-

U en avait passé le moitié en Allemagne, tantôt malade

,!ii' par le roi, lee ministres, son parti, il h étail resté que vingt-deux mois en Russie, mais ce

court espace de temps avait exercé une influence prot le

■ ; olitiques, A h lersbourg, il avait

pris du recul pour mieux embrasser les choses : dans la mêlée, à Berlin ou à Francfort, il ne les avait vues que dans la fumée de la lutte, comme un soldat au milieu du combat; de son cabinet au bord de la Neva, il les avait considérées de haut et de loin, comme un général, au matin, monte sur une colline pour examiner la plaine où il livrera bataille. Il avait regardé la lutte des partis en Prusse, jugé l'impopularité des réactionnaires, les attaches profondes des progressistes; il avait compris que le combat serait rude pour mater ceux-ci. Il avait considéré l'Allemagne, suivi le mouvement unitaire, saisi la puissance du sentiment national; il était demeuré hostile à l'Autriche, comme lors de son séjour à Francfort, mais il parlait d'appuyer les ambitions de la Prusse sur une représentation du peuple allemand, ce qu'il n'aurait point fait alors. Il avait scruté l'Europe, constaté la faiblesse de l'Autriche, toisé les fautes et les défauts de Napoléon, apprécié, mais redouté l'égoïsme de l'Angleterre, détesté avec une pointe d'envie les ambitions révolutionnaires du Piémont. Il avait noué en Russie de précieuses relations ; il avait compris que la neutralité bienveillante du tzar aurait sa valeur décisive au jour de la grande mêlée, et il avait tout fait pour l'assurer à son pays. Simple homme, les yeux voilés parle bandeau de l'avenir, il ne pouvait deviner 1864, 1860, 1870. Mais politique de génie, il les avait préparés.

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