‹ Bismarck et son temps (volume 2)Chapitre 155 sur 167 · Ambassadeur de Russie à Paris · texte numérisé non relu

Ambassadeur de Russie à Paris

2. « Ce n'est pas un ami que nous aurons là >», déclarait Rechbcrg à l'ambassadeur de France. Le duc de (iramonl à M. Thouvenel. M) mai 18G2. Thouvenel. Le Secret t/e l'Empereur, t. II. p. 31i. '3

lui mémeel qu'il osait & peine eu signal) ri ■ tendue; que j'avais l le regarder comme l'ambassadeur <• le plus puissant » et muni sur toutes les questions que je voudrais Etborder, des pouvoirs li -s plus illimili's qu'un souverain eût jamais con- : son représentant. Voilà une déclaration qui m'a mis dans! embarras, je ne savais quelle réponse lui donner; il se iséa s'arrangera loul prù el sans scrupule; nais

È pari fine patibilité désintérêts des deux pays,

j i prouve une répugnance presque superstitieuse ;'■ tire associé iiu\ destinées de l'Autriche. «

tuation de Bismarcti ne laissai) pas que d'clre tmbar-

; a J'éuùs, ûcrit-il & BernstoriF, devant l'empereur

comm ■ Joseph devanl la femme de Putiphar. » Décliner les

de Napoléon manquait de politesse diplonuliqat

i plus de précision exposait à un refus; Bismarck cru!

ipr> Hiir-i que Napoléon aurail reçu (le Mctteruiçli un projcl

de coalition austro-iraaçaise, dirigée contre la Prusse, destinée

i assurer l'hégé nie de 1 Autriche en Allemagne, en sacrifianl

peut-être la rive gi he du Rhin el la V'énéUe. Accepter la

proposition d' a alliance diplomatique », c'était pour Bîs-

m&rch heurter par avunci les volontés de! ruillaume, profon-

i h m. ni antipathique a loul rapprocbemenl avec ta Kraflce' Eu

iccurence, le silence est d'or el Bismarch se taisait,

Us errèrent longtemps dans le pare du bon roj Henrj etde

.h Bonaparte; l'un, le regard va( la volonW motte

me fluctuant' . b nband ail en rûvei iea pariées;

i u'il dur el précis, de forte pensée et *l« ■ vouloir opï-

-■ ini.nl ru réserve, cherchant dons l'adversaire le

.!-. leur carrière, il» reprirent parfois

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cette promenade, jusqu'au jour où, fatigué, l'empereur s'assil sur une vieille chaise dépaillée, à Donchéry.

A Paris, Bismarck faisait des visites d'arrivée aux membres de la famille impériale, aux ministres, aux diplomates, et de son intelligence pénétrante scrutait, les dessous et les mystères. Il n'avait pas été long à comprendre qu'il y avait trois politiques, l'une officielle, avec les déclarations au Sénat ou à la Chambre, les rapports des ambassadeurs, en plein jour ; l'autre personnelle au souverain, avec les missions secrètes, les amis de la première heure, les intrigues à la carbonaro; la troisième menée par l'impératrice, « catholique, conservatrice, papiste, môme autrichienne l ». Officiellement, l'empereur ' annonçait l'entente des puissances, prêchait les Congrès ; discrètement, Napoléon proposait à la Prusse une alliance contre l'Autriche ; mystérieusement, Eugénie tentait de nouer étroitement les puissances catholiques, France, Autriche, ; Espagne. Bismarck s'amusait à suivre les fils de ces trois ' politiques, qui s'enchevêtraient en un écheveau inextricable. Le ministre des Affaires étrangères, M. Thouvenel. diplomate de carrière, sage et pondéré, savait la tendance de Bismarck à un rapprochement avec la France et s'attendait ù des « conversations intéressantes ». Mais il avait peur de l\< impression produite à Vienne » par la nomination à Paris de rancien délégué à Francfort2, et l'entretien dut rester pâle et pacifique. Bismarck reçut également audience du ministre de l'Intérieur, Persigny. S'il faut en croire le noble duc, Bismarck sollicita une leçon de politique et demanda à l'important personnage « son avis sur les affaires de Prusse. — « Permettez-moi de vous demander, ajouta-t-il, la manière de sortir delà situation

i. Bismarck à Bornstorff, 28 juin 1802. Luc. cit., p. loi.

2. Thouvcnel au ilur de Grainont. 24 mai 1862. Thouvenel. Le $eael dt l'Empereur, I. 11. p. 30.i.

MINISTRE S l'ABIS

Selle ci is i trouvons aujourd'hui, ■■ El I '■ ■

['histoire, les révolutions, les chutes des rois, i Chartes X, Louis-Philippe, lui prêche la

peles-VOUS Ou'uD prince ne duil jamais iviutn-

n i'|"-i. 'h|uc ri\i>liiicc,d'iiM peuple passe avant sa liberté; •>

- le conjura de renvoyer 1* ' 'li.unliri'. - mu fuis, deux fois,

de préparer l'armée pour le lutte, de braver l'impc-

pularité, les injures, le3 calomnies; moyei ol quoi il fonderait

la liberté véritable en Allemagne, g M. de Bismarck, ajoute M. H.' lYrsiirtiy, prirui approuver vivement cel exposé de

toetr el me serra la main avec eiTusimi. 11 me «lit que je

■eueis d'exprimer ou plutôt de dégager ses plus Intimes

el que dis ce momenl sa résolution étail prise. Bn

■net, peu dejours après, il acceptait b présidence do Conseil1, o

Suffisante naïveté de l'ancien sous-officier! Qui espère-t-H

•umperpiir ce récit écril en décembre IxiiT. après les cam-

i tanemarh el de Bohême, la solution du conflit par*

mentaire, la naissance de la t lonfédération du Nord, i

jili: 1rs pmptirlii'.-. lvlrMS|.ective8 eïaielll faciles.' J'i'iil-i'ihv.

i tout, croyait-il avoir formé Bismarck el -u.nl il Bongi I prédictions, dans ce rôve qui entraîna l'Empin

lu j décembre au i septembre. Bismarck n'avait ttint à s'enquérir auprès de Persigny de « l'étal de la

.h i demander des leçons de pobHique aux bonunca

■ ta place Besuvau ou du quai d'Orsay; hélas, il leur en uratl donné.

. irs de ses visites, Bismarck rencontra un petit eillard, vif et pétillant, M. Tliicrs J ; ce nVl.nl paa leur preiére entrevue, vers 1843, le jeune hobereau avaitétc* présenté

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