Treitschke, Deutsche Geschichle, t. V. p
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■■ conseiller du roi », il avail déclaré qu'aucune ■ n'avait présidé ;i li rédaction des ordonnances ni ''-lé rendues «dans l'intérêt delà pnlrie; les libertés la de la Diète ne tourneraient j&maisau détriment des rogolivcs dp la Couronne... II esl regrettable 11 fiance dans le gouvernement, qui existait jadis, ne dus :iu même degré », Ce discours avait fail quelque >. el, dans un but de conciliation, la Chambre avail : amendement rédigé par Alfred d'Aucrswaldqui promble les droits antérieurs de la Diète el la d'en solliciter l'octroi du souverain; système contradictoire' et naïf, mais l'ait puni' plaire, par son imprécision une assemblée sans expérience. En volant cette 'i manifesté tout ensemble .son loya-
nasiiqui et s lésii I vif que le roi ne s'en tint pas
«a réformes du !S février, niais les développât pour arriver parlementaire dans toute son ampleur. Cette réserve il ■ Frédéric-Guillaume IV qui répondit a. l'adresse il catégoriques: il avail accordé aux Étals . . '.■ des promesses Faites par son père », pas lui en reconnaître d'autres, les lois du intangibles dans leurs dispositions fondais; il daignait, néanmoins, promettre une nouvelle le la I Héte dans un délai de quatre ans '■.
. les débuts de la session parlementaire, un désac-
.' né entre te roi el la Chambre. Le parti ultra se
déclarait l'adresse <■ un malheur ». la proposition
khi un |K)ison : ; peut-être avnil-it quelque salis-
faction h constater ce mauvais début, qu'il avait prédit, et la déception du roi, dont il profiterait. Bismarck partageait ces colères et ces espérances en allant s'asseoir, dans la Salle blanche, le il mai 1847, près de son vieil ami Thadden- Trieglaff, le bon mômier de Poméranie.
Il n'avait pas encore, semble-t-il *, siégé dans une assemblée importante, il arrivait en plein cours des délibérations ; homme des champs, habitué à chevaucher dans la campagne plus qu'à discourir, il subit avec impatience les longues séances de la Chambre et son premier sentiment fut de lassitude. « La séance d'aujourd'hui était ennuyeuse, écrit-il, bavardages sans fin, répétitions, temps perdu. C'est étonnant quelle effronterie à parler les orateurs montrent en comparaison de leurs capacités et avec quel impudent amour-propre ils se hasardent à importuner une aussi grande assemblée de leurs creux discours8. » Mais il était homme d'action, habitué à faire complètement ce qu'il entreprenait; il suivit donc attentivement les débats, et fut pris dans l'engrenage politique. Il était choqué des opinions émises ; dans son âme candide de bon junker dévoué à la dynastie, obéissant par tradition aux ordres du roi, il n'admettait pas la critique dirigée contre les actes du souverain ; il trouvait que les délibérations prenaient une tournure « affligeante ». — « Les meilleures intentions, déclarait-il, des actes conformes aux lois sont méconnus et dénaturés par un déplorable esprit de parti, et le gouvernement se trouve malgré tous ses droits en minorité. La chose m'empoigne beaucoup plus que je ne pensais3. » Des inquiétudes person-
1. On a vainement recherché la trace de son passage au Landtag provincial de Saxe. D'une lettre à sa fiancée, 8 mai 1847, on peut conclure qu'il n'y avait pas encore siégé.
2. Bismarck a M11* de Puttkamcr, 15 mai 1847. Briefe an seine Braut und Gattin. p. 89.