M TE UNIE HE 1817 H
«lie de sa fiancée, l'état mortel d'un neveu, n énerveraenl. L'n incident le jota dons la
L'n membre du parti libéral, le colonel de Saucken-Tnrsouvenirs de 1 SI i et affirmé que s'i tail faite par l'accon! d< U mmiarchic et du peuple, non par haine contre l'étranger. « L'n lairé, comme le peuple prussien, ne con- ■ ■ nationale. » Ce* paroles indignèrent Bisne nationale '. El les souvenirsde Schunlmu- : - récits du \ ieux parent , :U ' Il bondil à l.i tribune et, en incorrectes et heurtées, il exhala sa cotermlester ce qu'on a si sou- WOt fail ' ien à lu tribune qu'en dehors de "' -;■'! |ueation des demandes de constitu- ■ uni ■'■■.
qu'il fallût un autre motif qu* Uhutitc de voir l'étranger commander dans notre pays.., ■ >erail à mou avis, rendre un mauniâ service à l' lion mur notioii.il... [tfouveau.r murmures .. • 1*0 admettait que l'oppression et l'humiliation ! d'un dominateur é fi pour faire bouillir le sang dans leurs veines ** [ttor étouffer tous les autres sentiments sous la I (Grand bruit . Plusû
Ce fut une vive surprise de voir ce grand gaillard, inconnu de tous, sans passé politique, venir confesser avec crànerie son patriotisme exclusif. Il s'affirma du premier choc par son audace, la fermeté de ses convictions, la vigueur de ses déclarations. Il n'était pas orateur, il ne le fut jamais, môme à l'époque de sa splendeur où sa situation lui assurait une autorité de fait, supérieure à l'éloquence des mots. Sa voix manquait de force et son élocution de facilité courante ; sa parole était parfois coupée d'un bégaiement, comme s'il cherchait l'expression qui rendît le mieux sa pensée * ; souvent H s'irritait, prêt à s'emporter, puis repartait d'un ton naturel; il avait dominé sa colère qui sortait seulement par quelques traits mordants. 11 n'avait pas le langage noble et cadencé qui plaisait aux assemblées de 1848 ; mais sa parole était incisive, simple, animée par la profondeur de la conviction et la volonté d'enfoncer l'adversaire, relevée par quelques pointes familières, spirituelles ou méchantes. Beaucoup d'audace et de confiance en soi ; il avait un jour soulevé un vif tumulte par des coups de boutoir, et la majorité prétendait interrompre son discours; il tira avec sérénité de sa poche un journal qu'il lut à la tribune en attendant le retour du calme*.
Ces quelques paroles avaient suffi pour le lancer ; il n'en fut pas étonné, il connaissait sa force ; il n'en tira pas vanité, mais une certaine joie en constatant qu'il avait réussi a à exercer quelque influence sur une grande multitude, à gagner quelques députés du soi-disant parti de la cour et d'autres ultra-conservateurs de plusieurs provinces. — J'en profite, ajoutait-il, pour les détourner de toute évasion fâcheuse ou de tout écart malencontreux, ce que je peux faire sans être