‹ Bismarck et son temps (volume 2)Chapitre 30 sur 167 · KOppcn, Bismarck, p · texte numérisé non relu

KOppcn, Bismarck, p

2. K do Kcudoll, Biamarck el sa famille, p. 6. HesckicI, Dat Buch vont F il rat en Bismarck , p. îHJ.

I i \ DIÈTE UME DE IM7 sj

■ une franche déclaration, n 11 était devenu m de petite autorité; on le convoquait aux réunions

son groupe déterminaient l'attitude a prendre; U dinail avec les ministres ; on le consultait ; il se tenait lans la bataille el désirai! intervenir autrement que par une interruption retentissante.

bats suc la périodicité de la Diète unie lui en fourniccasioti. Cette question s'était, déjà posée lors de la ifiseosûon ile l'adresse : la périodicité était-elle un droil pour . fondé sur les ordonnances de Frédéric- Guili ■ Le baron de Vincke avail à nouveau soutenu l'affirmative en proposant a la Chambre de voler une* Déclaration . <|iii l'ininii'-i'ail lus concessions déjà faites par la [i .■ demcnl acquises à la Diète; l'efforl de Vincke

■ ili ié dans des difficultés de procédure parlementaire, i allant député avail repris sa proposition sous forme

■ lamé comme on droit lu périodicité- annuelle

le ampleur

■ nlcurs libéraux avaient développé tous 1rs arguments

|iliilt.isH|>liii|in\s qui militaient en le leur thèse, l'our les combattre, Bismarck prit la parole le 1" juin '.

par constater que des arguments juridiques

ivaic-nl cire fournis avec pareille force pour soutenir les opï-

i » uigccscondilions,leroi seulavail compétence

| réter ses précédentes ordonnances ; or [e s, mu, rain

I ré dans la patente du 3 février qu'il avail exécuté

o ; la cause était

donc juger par cet argument simple et catégorique, le mol

On a prétendu, ajoutait Bismarck, qu'un sourd

■ juin 18(1. Uiima>\ ■' ■

mécontentement s'est manifesté dans l'opinion publique lors de la publication de la patente du 3 février; je dois répondre qu'à mes yeux la majorité du peuple prussien n'est point représentée dans ces assemblées tenues au Bôtterschofchenx... [Murmures)... Je ne peux trouver dans ces sons de voix inarticulés une réfutation de ce que j'ai avancé... Pas plus représentée, ai-je dit, dans ces assemblées que dans les tuyaux de plume des correspondants de journaux, pas plus môme que dans une fraction de la population des grandes villes de province. » Et il contesta carrément que la patente de février eût causé quelque déception. Il écarta tout argument tiré des constitutions étrangères, obtenues par les révolutions du peuple. Les monarques prussiens étaient en possession, — non par la volonté du peuple, mais par la grâce de Dieu, — d'une souveraineté en fait illimitée, dont ils avaient volontairement concédé au peuple une partie des droits : exemple rare dans rhisloire. « Sans doute la périodicité est nécessaire pour donner à la Diète une véritable vitalité ; mais après la large concession faite si récemment par le roi, il ne convient pas d'avancer déjà de nouvelles prétentions. Laissons au moins l'herbe de cet été pousser là-dessus. Le roi a dit à plusieurs reprises qu'il désirait n'être ni pressé, ni poussé ; or, je le demande à l'Assemblée, faisons-nous autre chose que le presser et le pousser si, dès à présent, nous nous rapprochons du trône avec une demande de changement dans la législation?... Le prochain retour de l'Assemblée est assuré2, ne vaut-il pas mieux, aux yeux de l'étranger, laisser à l'initiative de la Couronne l'achèvement de cette institution constitutionnelle. » Et il acheva en demandant qu'on n'arrachât pas « la fleur de confiance pour la jeter comme une mau-

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