Bicdormnnn. Geschichte, lue. cit., p. 21»S
2. Journal <Ie lu princesse MéUmio. Mémoires de Metternich. VII, p. 535.
i, Frédéric Guillaume l\ développait, sur le conseil de ■niions qu'il avili! octroyées an an
ml. bjl pIMWHK.MIil l:i i'li'>l.ui-r ili.'S lOi'li'— '.ilillns, il iodîeilé de l;i Diète unir. I.i siqipivssi h- [;i
elle ordonnance constitutionnelle, mais tout
iil que des palliatifs insuffisants ; In marée, la grande
mjours : Berlin étail se trou-
■ villes de manufactures, Dusscldorl", Mn^ilrljutn^,
■ intpagin-s moines sorlaicn! <lc leur sommeil.
Bismarck était stupéfait, il avait passé fi Schonhausen un
isible, dans l'agriculture et l'amour, loin de loul BOuei
Berlin, je n'entends presque rien », écrivait-il
Iles de Paria l'éto irenl d'abord,
■ n'.'.ii comme (oui ce qui venait de I ranec
. .h-, de ! le I mars, il parlai) loul
marcher sur le Rhin1 ■• et réunissait l'argent néces-
aaire pour bire campagne comme officier de Landm-hr. Il se
; peu en apprenant que les troupes françaises ne hou-
nrda une expeclitlive prudente, mais armée.
ni actuel pourra tenir à Paris, écri-
■ le ^ mars, je ne i rois pas à lu guerre, pas
; : serait-il, comme c esl ù
socialistes ou môme irn-
ni lui, ni son successeur n'a d'argent, et personne
enr la banqueroute 'I Klal esl t\ craindre.
line et surloul le fanatisme républi-
;ii. manquent, i i pi
■. cl "ii lu remplacera par un nuire genre
n itisme esl encore loin, il sera difficile a
irons pas la guerre*, » Mais il reprit
ses intentions guerrières quand il vit l'agitation gagner les villes du Rhin; le gouvernement avait ordonné la mobilisation de deux corps d'armée; Bismarck applaudissait à cette mesure, cherchait le régiment qui lui convenait le mieux et ne voulait plus rien entendre «que des Militaria». Il pensait à une prompte marche sur l'ennemi héréditaire. Il ne se doutait pas que le danger était moins loin.
Dès les premiers jours de mars, une certaine agitation s'était manifestée dans les rues de Berlin l. Des réunions se tenaient dans les débits du Thiergarten, le Bois de Boulogne de Berlin ; on s'excitait en buvant de la bière blanche ou de l'eau-de-vie de cerises, en mangeant des semmeln, des concombres au vinaigre et des saucissons à l'ail5, et on faisait quelque bruit en rentrant par les Tilleuls ou la rue de Leipzig. Le 7, une adresse fut rédigée par des jeunes gens, au nom de la population berlinoise, pour réclamer la liberté absolue de la presse et de la parole, l'amnistie des condamnés politiques, le droit de réunion et d'association, le jury, etc.. Le roi refusa, — ce fut un tort, — de recevoir les délégués chargés de lui remettre ce document; il avait fait bon accueil aux délégations de plusieurs villes; en écartant celle de Berlin il mécontenta le peuple de la capitale qui manifesta son dépit en sifflant et huant la garde à la porte de Brandebourg.
Les jours suivants, le trouble ne fit que s'accentuer et la rue changea de physionomie. La population de Berlin, rapidement accrue, disparate, était frondeuse, railleuse, toutefois calme et laborieuse. Mais toute grande ville contient des éléments de trouble, trimardeurs et chevaux de retour, aventu-
1. Sur les journées de mars ù Berlin, voyez Busch. Die Berliner Mdrztarjc von 1KIK (18W) : Rwhfahl, Deutschland, Kônig Friedrich-Wilhelm IV and die llerliner Mdrz-Iievolulion (1ÏHM) ; I*. Malter. La Prusse et la Révolution de 1848 (1003), p. 119 à K>4.