‹ Bismarck et son temps (volume 2)Chapitre 37 sur 167 · I. v RÉVOLUTION DE IB4H 1 1T · texte numérisé non relu

I. v RÉVOLUTION DE IB4H 1 1T

■ : : sera venu où je pourrai exprimer à ['auteur

il h nouvel ordre de choses ma reconnaissance; mais actuelle-

: i ne ta esl pas passible '. « 11 voulut continuer, crier

msse, les dangers de l'avenir, il dut s'inter-

■ notion, la parole coupée par une violente crise

. El la douleur de ce Prussien étroit, mai- sincère,

■ ,■■ se- ;nl\ iT-nir-rs lis plus iirdi'ids

mains avec sympathie ;. Mais ils ne se laissèn ; l'adresse fui votéea une immense majorité, défaillance physique 'don! Bismarck eul parfois de ainsi mi lendemain ili' Sadowa) fut d'ailrourle durée. Le soir même, il assistait û un grand «talion rontre les excès des Polonais; les

■ furent vifs, car au sorlîr de la réu n, Bismarck

' loul net que les Pulonttis ne pouvaient pas être autre .■ les ennemis des Prussiens; et le 3 avril il demandai! au ministre de l'Intérim dis evplie.al.ions « sur le mou-

itatïonal polonais dans le ^rand duché de Posen, que ■: aeracnl semblait avoir pris b loche de rai ori M. d'Auerswnld l'apaisa avec quelques paroles conciliantes, ion de Posen munira que Bismarck avaïl

■ ut prévu les ambitions patriotiques des Polonais,

i eune député voyait avee non moins

-■■.i-,l de clarté les dillieullés de la question danoise;

-gret de l'intervention dans les duchés, il se

■ du vol .i l:i Phin ton de la politique prussienne »

tes qu'une ^iiern1 prsfd lourdement ■■ sur

.. .i de la Baltique1 ». Le ministredes Affaires

I, OÛKuiri't tttput*. (>. 07-6S.

;i III.

. i a v fil.

étrangères, baron Henri d'Arnim, répondait comme son collègue de l'Intérieur les paroles les plus conciliantes, mais, peu de jours après, les combats du Jutland et les exploits des corsaires danois justifiaient les craintes exprimées par le perspicace député de la province de Saxe.

Deux demandes de crédits extraordinaires donnaient à Bismarck l'occasion de prononcer le 10 avril i848 un discours très curieux et intéressant, le meilleur peut-être qu'il eût prononcé jusqu'alors, mais trop serré, trop fouillé, trop plein de choses, comme s'il avait eu besoin de vider son cœur plein de rancœurs : plaintes sur la hatc de ces demandes, à la veille de la dissolution de la Diète et de la réunion d'une Assemblée nationale, protestations sur la pénurie des justifications, terreur des bouleversements financiers, appel à l'économie, crainte que l'administration des finances « envisage plutôt la situation à travers les lunettes de l'industrialisme qu'avec le clair regard de l'homme d'Etat qui embrasse avec la môme impartialité tous les intérêts du pays ». Il y faut relever surtout deux phrases : l'une, qui parait étrange dans sa bouche, affirme les privilèges budgétaires de la Diète, et ne s'explique que par son hostilité pour le ministère; l'autre, au contraire, sera comme un résumé de son activité politique pendant six mois : « Messieurs, nous aussi on province nous sommes résolus à maintenir l'ordre et la paix, et, partout où ils pourraient être troublés, a les y rétablir, les armes à la main, s'il le faut \ » Et il manifestait son opposition au cabinet en refusant le vole des crédits, sauf ceux pour l'armée.

Son intervention n'avait aucun effet. La Diète votait rapidement les crédits; peu de jours auparavant elle avait adopté un projet de loi électorale-, fort libéral, avec l'élection a deux

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