BiMiian-kù la ï)irt<\ 10 avril I84fl. Loc. vil., p
J. Loi proimil^iuV W. 8 avril 18*3. Hmetz-Sainmlung, 1848. p. 49. Bon m*
LA RÉVOLUTION DE 1848 lit)
degrés et sans condition de cens. C'était briser l'influence des classes privilégiées et Bismarck traduisit énergiquement leur dépit en qualifiant la séance où celle loi fut adoptée de « Iéna de la noblesse prussienne ». Le 10 avril, les députés se séparaient, ils avaient hâte de gagner leurs collèges électoraux, où ils se présentaient au suffrage, soit pour le Parlement allemand de Francfort, soit pour l'Assemblée nationale de Berlin. Bismarck ne se présenta pas, non que l'envie lui en manquât, car il était mordu du démon de la politique et il avait réussi dans les cercles officiels. Ce grand gaillard, de forte assurance et de verbe haut, paraissait une force bonne à utiliser et assouplir. Vincke cherchait à le gagner à un projet assez étrange d'abdication du roi, d'effacement du prince Guillaume, d'avènement du jeune Frédéric sous la régence de sa mère; Arnim lui exposait « ses plans de pure réaction ». Il ne se laissait pas séduire : à Vincke, il répliquait par la plaisante menaced'une poursuite pour haute trahison ; et ii ripostait ù Arnim en renchérissant sur ses projets réactionnaires1. Mais à la tribune, dans les comités, dans les simples conversations, il s'affirmait comme une forte personnalité, pleine d'initiative, de crânerie, ne reculant devant aucun obstacle. Il eût donc été naturel qu'il représentât son parti aux Assemblées de Francfort ou de Berlin. Il parait même avoir fait acte de candidat, car dans une lettre du 19 avril il se plaint de ses déboires. « Les intrigues électorales vont ici leur train, écritanalyse dans Rdnnc, Dos Staatsrecht der preussisvhcn Monarchie, \* éd. t. 1, p. 37. 38 el les notes.
1. U est assez singulier de lire dans une lettre à >!■• de Bismarck du i avril 184K gue Bismarck se trouvait « avec Vincke. un cceur et une âme », tandis qu'il aurait eu avec Vincke à cette époque précise un entretien assez aigre sur le projet d'abdication royale, Pensées el Souvenirs, t. I. p. 118. Maison doit se rappeler que Bismarck a rédigé ses mémoires sur le tard, et parfois sous l'influence de ses ressentiments. Or il détestait l'impératrice Augusla, en 1848 princesse de Prusse, et (pie Vincke désignait comme régente.
: ï.-:it-v::i
.:.-•: - . .- : - . •-•-... ::: :■: 5t.-:ro nr-j -j* d'aill- rjr^ ira.
• - .-- j-r.- :■- ■.«.-. ,-••—-. j:* ~:i-r..jr^??'::j -ilerir^ et L.-^ f...n,*-
■ ■■...*- ■}[..-.."»"■ —n: .:■".•- ":o."? iv->ir donn-r suit*» ;*i ees .. ■■- ' ..-. r-.-i.r. -i --" •îr.::^. - la i^nce sans ambaire :
.'. .. ..- ■ :.■'-.' :■■:- :V Czilr- j: sar'i :V-i>ial d*-nt il était
--. r..--. »V ■."::■- - -.■' '■'.' :•:■•- -i ct : r^f.riu ru Allemagne : \\ ■*:.:. '::.' :.::.-. -. : •■-:.':■■■ :"i - "oiit-: •.■m-rute vers le soir-. -.i.'.r :. ■ vî- -:. >:r:r- I/.:Ll'*:- : l.s grandes \ille» et les ■ ':."". ". :„• .-t -*.î !■=:.■.■. 'r-.r. t-— -î-^: .-rs r'jr-'iC-t^Min^ baJoi-i avaient
■ ■ ; ■.".:. - •■: a :r: :-:::. -t I"!.':* :rre::ioa rj-ait soumise. Les élt'C- , .-. r - ■ ■ \ r • ■ r/ :. r. ■:-:■> *-i r.e : .*"/■ ; r\-ssi.;«n assc?z doue e . J i • eon-
'■■„•■;■: * ; : ;.r-...T:- '.!:-■*?:>.!. -?\ d.ins rvnsemble. les députés ' . r -■■ r. * : ! , - ::. y : •"- r-'--? ■ î ! - " •'• ri ii*:- *" v a : tt- r: J u t : . Mal Lfré la i uvs-
-.>:. <-!•■-. '-L.'i- ■{ .: ?■■; :'ori i:iij::t. I-.1- r> :.-ublieains socialistes :■. ' ,.-■ r,'. mwji-- j^i:'::i rerirésr-ritaii* : k-s radicaux, fidèles à i- .r- 'i .rii-*>-? rn-ii-? [Mrîi-aii* «Iuïw j»«iLi tique populaire. n"«d>- \.ti.% <-;-. ■*::-- p-'*i'.»: minori'/ à Francfort: à l'assemblée de I; r!if;. iU '■.■rnpfai' nt un».- rjirjraiitaine de membres, mais t-.rrrjiij' jri -r'^îj»' .■ curupaef. discipliné, fortement appuvé par I- '-\'*\>-. b« -rlin->:*9 «.t lvurs journaux, et dont l'attitude résolue finira (■;»[■ ;i^ir -ur l.i Chambre au point de la gouverner; la luii/ivii''- «'tait foniiéf-, d.-ms les deux assemblées, par des allemand-» libéraux, aux piai>jtals un peu vagues, attachés à leui's -•iuv'-rain-» mai-» diVnvu\ d'un régime parlementaire, aspirant ^ l' u u if i' aH'-iiiaiirlr, mais sans compromettre l'indépendance
ri- fliaojui' Kfaf. \j- parfi f«'-odal avait complètement échoué
I Ii. iii.im k .i --im fr.-r.-. T» ii\ril 18iS. Hi.muirrkbrirfe, 8« rd. Hors! Kohi. i'"»'! . p. f.tj.
.; I\;iiifrii;inri. /'*//* //vi ■//«.' ii*>>--hi<:/tte Ifft/lschla/trfx im nennzehnlen Jahr-
j :i;jiii,i, - ; il avail a peine mieux réussi pour
'■ ■■ de Berlin où son plus illustre représentant était le
. député de Wirsîlz. D'ailleurs les deux
- simultanées s'élnienl Fuit concurrence au détriment
■ ■ ■. [oui l'intérêt allait au Parlement
. ! les plus brilla ni ■ orateurs des Diètes prussiennes,
.,:. ni fi ['ranc-Forl .
brillants adversaires, assistant a l'eiïondre-
naentané il-' son parti, Bismarck ne restait pas dans
.. Il i '-iiin.nl que l.i réaction débuterait par les cam-
■ ' que chacun devait v travailler dans sa province.
. .In m. H-- de murs, ilavuît réclamé, dans une réponse
à un article Iveillnnl d'un journal de Magdebourg, » le
cituyi m de infester s pinion li-.-i'i-ii- de
. alors même que cette manière de voir serait
c l'opinion publique du moment ». Dans
■ ■ i, il indiquait ni ces lermes les motife 'I'' la
.. .!,'-.,. seigneurs terriens ' ■■ ■ ■■ Dnnsun temps
■■■■H.-.- sociale el politique du la Prusse est en jeu, où
fut- i',i nii-iiiiiTi- ili' -ri -.-ions de plus d'un sens, nous
ni le temps, ni l'envie, de ^ispilli'r nos Fonts en des
. réactionnaires ou en essayant de défendre les quel-
. qui nous .-oui restés, Nous sommes
. lus dignes, considérant le maintien
oiU con une question secondaire et voyant, dans
: de l'ordre légal en Allemagne, le maintien
nncur el île l'inviolabilité île noire patrie, l'unique
Lie heure-, incombe à Loul homme qui sait
ûluation politique sans que l'esprit de parti
■ ■;■ un 'lit, ..