BiedeniKimi. litschwhte. /«k\ cit.. t. 1. p
i. Onltv du jour Slein adopte le 9 août pur i$0 voix contre 171.
i.\ RÉVOLUTION l>L" laix 133
•ni une voie légale pour s'y opposer, mais Bismarck ptique à ce( égard, a Nous avons trois façons ■ slw, disait-il. La première serait de nous adresser S sté le Roi; même s'il est irresponsable dans un étal !' Uni ,i lijtijijiirs su rcs[ji-iiis;tljilili' rnvi-i- ! lieu, nous pourrions envoyer notre protestation au ministère, mais je suis convaincu que nous n'y aurons ec des principes de droit et de raison. Notre a Ircssée à l'Assemblée nationale. On spérer grande suite, mais il \ •■• la pourtant un raisonnables, je vole pour réunir des 1<A comme un propriétaire, M. de Knebel, Taisait remarquer que les paysans ne seraient guère disposés A ftipirr celle protêt lu lion. c;ir le proji'l rie loi leur ii cadeau au détriment des seigneurs, Bismarck répliqua : <• Ce D'est pas un cadeau. Pour supprimer les rentes : Faudra émettre 200 mîlb'ons de renies d'Étal, comprendre quelle influence cela aura sur ni- de ce procédé est une mainmise sur la propriété. ■> Tout cela étal! d'une théorie un peu vague rapide lecture de l'histoire de la Révolution i fond de la pensée était précis : la propriété , il apparlonnil aux nobles de se défendre en agitant le pays.
H août, la naissance d'une lillctte, Marie, apportait un
bonheur au chAleau de Schonhauseu. Pour un
muaient, Bismarck oubliait ses tracas dans le plaisir de porter
son pelil enfant. C'était un homme 1res complet; il éprouva
humaines; même aux heur
■!■ grand de lu terre est en droit de se
distraire aux soutires d'un tout petit et a le devoir de mêler aux soucis de l'Étal les inquiétudes de la famille; indifférent, parfois brutal pour les autres, il fut tendre aux siens. Mais ce rayon de soleil ne put le distraire longtemps de ses soucis. Ils le suivaient auprès du lit de sa femme. « Je passe mes journées entières, écrivait-il, entre des plans politiques à ma table de travail et le tablier du garde-malade à c6té de Jeanne ' . d II reprenait les arguments du Jtmkerparlumettf et cherchait n les exposer au roi et à l'opinion publique. Dans un article de journal, il étudiait les charges foncières dans le cercle de Jérichow, qui était le sien, et développait les conséquences désastreuses qu'aurait le projet de toi déposé ù l'Assemblée nationale *. Dans une lettre ouverte, adressée a Frédéric-Guillaume IV, il s'élevait avec force contre les desseins de l'Assemblée, qui auraient spolié, à son avis, les propriétaires ruraux et il invoquait l'histoire du meunier de Sans-Souci '. Et en écoulant les cris de la petite Marie, il surveillait le cours des choses à Berlin.
111. — La lutte se préparait entre ta monarchie et l'Assemblée. Frédéric-Guillaume IV était depuis longtemps irrité contre les velléités indépendantes de la Chambre. Le vole de la motion Stein avait surexcité sa colère. Retiré à Polsdam, il était monté par le parti militaire, les généraux Rauch et Gerlach surtout, que les attaques contre l'armée avaient courroucés. Le cabinet était isolé entre les partis extrêmes; les ministres étaient libéraux, sincères amis de l'ordre et du progrès, et honnis nu nom du progrès parles députes radicaux,
I. Bismarck a H" de rudkamer, fi auûl !Sis. Briffe a und tlattiu. p. lii.
i. Reproduit dans le Bismarck Jahrbud t. VI, [i lî