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.. Il> volèrent dont' le 2 novembre ■ adresse pour
bu roi qu'un cabinet réactionnaire a serai! sans espoir
une majorité dans la Chambre cl la confiance du
pays: il aecrotlrait l'excitation el entraînerai! des consé-
■ funestes qui rappelleraient le sur! il 'un peuple voisin ». L*? président de l'Assemblée, t 'nrub, S la léte (l'une commis*
■ blinl le lendemain audience du roi p ■ lui
lecture de celle adresse. Frédéric-Guillaume, sans
■■■■. prit le document et se tourna vers la porle; un
voulut insister; le roi continua sa retraite,
!■■ poursuivit de & est le malheur des
iilleul pas entendre la liberté '. » Le roi sortit.
passèrent dans une attente fiévreuse
irli féodal serrait de prés le roi, de peur qu'il
ne lui échappât; le souverain ne songeait-il pas a prendre
■ | ■ premier ministre ? Bismarck, sans cesse a
Berlin, se multipliait en démarches, amenait à Potsdam une
■ m 1 1 r ■ |;i nuijli'ssr .-.,i\(iniir. distribuai! dans sa province d» proclamations royales, en envoyait des paquets ù son frère pour qu'il lesrépandH en Pomératiie. Il poussait Manteuffel,
trundenburg, négociait avec il es de Hanovre pour placer des troupes dans
:n dulhéalr !i siégeai! maintenant
lée, courait a Sans-Souci uû le roi pouvait l'appeler, cji hâte à Berlin, car il ■■ craignait, craignait lourd ainsi quatreoucinq qui. a son dire, « dévelivili tout à fait extraordinaire' ». Le roi, les 11! enlevés par leur entrain, et le t; Bruiulcnb-ng parut à l'Assemblée.
i Bnnnreuni/eii, [i. lUIi
Ilniul umti,altïn. p 1 17.
Avec Fjri calme parfait, le général lut un ordre roval •": A t'.ouiUitjùl !'--> d'-^rdres de la rue et les empirtemrnU de I As^-mbl'''-: le souverain ajournait donc la Chambre au 27 novembre et la convoquait pour ce jour à Brandebourg. Kl, avec sérénité, le comte invita les députés à quitter la nallc. O: fut. un beau tumulte; la droite se leva et suivit l miniifre, la gauche entra en fureur, suspendit la séance, la reprit le soir, se déclara en permanence, pesta et tempêta. Mai* le ministre était décidé h l'action et le 15 au matin, le général Wrangel, superbe, narquois, chamarré de tous >ê> ordres, familier et blagueur, amenait ses troupes par les Tilleuls devant le TmiAlrc royal. Le commandant de la garde bourgeoise, llimplcr, escpiissa une inutile protestation. Wrangel s'assit sur une chaise et donna quinze minutes à l'Assemblée pour se dissoudre. Il n'y avait pas à résister: avec une calme dignité, les députés sortirent deux par deux, leur président en tête.
Kl liismuivk n'était pas content. Il reprochait à Wrangel d'avoir «i négocié avec la garde bourgeoise pour la décider à se retirer de son plein gré. ('/était une faute politique, ajoutais! plus lard, s'il \ avait eu la moindre petite affaire, Berlin n'eût pas capitulé, il eût été pris de vive force et dès lors le gou\crncmcnt se ml trouvé dans une situation toute autre ! ». Le part» leod.il, en effet, espérait mieux, il comptait avoir >/•> /iiMi'urYt, connue A Vienne et dans les lettres de Bismarck perçait l'espoir « qu'il faudrait arracher les députés du UicAtiv v» qne * cela ne >e dissiperait pas sans un conflit ». 1.c* jimUcrs étaient dcous de n*a\oir pus bombardé Berlin, A \a iiuhIo ctw \k\v \\ uuli>chgi\w(r A Vienne. Brundenburg et \\ rau^el >o montraient \raimcnt trop conciliants.
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LA REVOLUTION" DE mu US
Ixur mansuétude était pourtant relative. Les députés de ivsienl continué ;'j se réunir en Parlement séparé, rtament, et volé le refus de l'impôt. Wrangel leur envoya un piquet de troupes pour les dissoudre et les pourchii- ■ cafés L'étal de mil]'' '''Lut pro-
clamé. Les clubs étaient fermés, dans un seul ou arrêtait le les pour les traduire en conseil de i.i garde bourgeoise était désarmée. La ville regorgeait de troupes : les soldats « brûlaient » d'ardeur. Bisidail chaque jour a quelque émeute, tout au une « musique de chats « pour l'ande la reine; mais Berlin était assez calme; des ms et des pétitions circulaient ; quelques attroupent, vîUî dissipés ; dans les quartiers ouvriers, ■ .1rs iili-lk-r-., quelques cris étaient poussés, pmnipd'énergiques arrestations. Comme l'écrimenl Bismarck, •■ les gens faisaient plus avec leur (u'avec leur fusil ' ». Vn sentiment de lassitude avaîl population berlinoise : neuf mois de discours, de manifestai ions, d'émeutes, de barricades avaient produit une oéraie; On aspirait à la tranquillité.
■ I iil de môme en province : dans de rares villes, les ,- parlaient de marcher sur Berlin; ,! lies arguments frappants pour les calmer. p d'il m l n gnaJl une complète indifférence. Dans plusieurs districts, les paysans, habilement travaillés parles : faveur de la monarchie, offraient la Bévolulion. envoyaient des délégations à . pour affirmer leur loyalisme et proposer le secours i.'l .le leurs vii'ux fusils, Le n.ii les recevait
ISiS Briefe an teint tirant unit
avec reconnaissance, leur donnait de belles paroles, son meilleur malaga, et les renvoyait avec sa bénédiction.
Frédéric-Guillaume IV était un autre homme depuis qu'il avait pris ses décisions par la volonté delà camarilla. Il avait relevé la tête, il avait complètement oublié la chevauchée du 21 mars, il se souvenait de sa mission divine. Le 15 novembre, Bismarck dînait à sa table ; après le repas, le roi l'entraîna dans sa chambre et lui tint un long discours en le priant de répandre la bonne parole : il avait la ferme intention d'exécuter ses promesses sans aucune réserve, mais il était décidé à maintenir intacts les droits de la Couronne, « tant qu'il posséderait encore un soldat et un pied de terre prussienne ; on avait douté de lui à cause des événements écoulés pendant les sept derniei*s mois ; mais on devait l'en croire, tout essai d'intervention ou de revirement, tout changement dans sa conduite, aurait précipité le pays et lui-même dans les abîmes de l'anarchie1 ». Bismarck approuvait, croyait à un retour de la bonne vieille autorité sans contrôle. Un avenir prochain devait lui montrer que le roi était sincère quand il parlait de remplir ses promesses de constitution.
Le 27 novembre, l'Assemblée nationale se réunit à Brandebourg ; mais elle n'était pas en nombre pour délibérer et s'ajourna. Le 1er décembre, 80 membres de la gauche parurent, mais pour disparaître presque immédiatement. Les députés de droite attendirent fidèlement. Le 5 décembre, le gouvernement dénoua la situation avec éclat.
Manteufiel avait du sens politique ; il avait regardé avec calme le cours des événements, il avait compris leur gravité, la durée de leurs conséquences ; un mouvement d'une pareille ampleur laisse des traces dans un pays ; le traiter par