Kaiifniann. PulUi&chc Gcschichtc, p. 38 i
t. Bismarck à sa fi'innir S aoiïl 18*'.», llriïfe an seine Braut und (lai tin. p. 13»>.
'A. Bismank à .sa fiMiunr. ftnV/V» an srinn liraut uvd GaUin. 21) mars 1819. p. 12S.
Francfort était presque inévitable », et que le roi devait choisir entre son ministère ei la Chambre1. Le 21 avril, cette décision était prise ; le président du Conseil annonçait aux Chambres avec ménagement mais précision, le refus de la couronne impériale. Le 27 avril, la Chambre des députés était dissoute : c'était bien la rupture avec Francfort, et Prokesch constatait gaiement qu'il ne restait plus aux professeurs allemands qu'à lever l'étendard de la révolte2. Le 2 mai, Frédéric-Guillaume proclamait son refus dans des notes au pouvoir central et aux divers Etats de l'Allemagne. Fidèle reflet de sa pensée ondoyante, ces actes étaient contradictoires. A Francfort, il protestait de la pureté de ses intentions : « Les réponses des gouvernements ont montré leurs divergences sur dos questions essentielles et prouvé qu'on doit fonder peu d'espérance dans leur accord. Des princes isolés ont désiré que le roi prit la couronne impériale, plusieurs ont exprimé leur ferme volonté de ne pas se soumettre à un autre souverain... Le refus de la couronne ne compromet rien... Le Parlement national peut encore s'entendre avec les gouvernements, et de cette entente peut naître pacifiquement la renaissance des relations allemandes. » Auprès des Cours, Frédéric-Guillaume se plaignait de l'allure du Parlement « capable de susciter dans plusieurs Etats des crises dangereuses... ; c'est un devoir d'autant plus impérieux pour les gouvernements allemands de donner prompte et entière satisfaction aux besoins de la nation allemande. » La Prusse, pour arriver à ce résultat, convoquait à Berlin une conférence diplomatique de tous les gouvernements disposés « à délibérer sur la question constitutionnelle3. »
1. l'rokiisch von Osten. A us rten liriefen. 22. 24 et 27 avril lsi'.i, p. .10 ot 31.