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de la Confédération germanique comme association internationale pour assurer la sécurité intérieure et extérieure de l'Allemagne ». Chacun des deux Etals nommait deux comflussatrea qui devaient exercer les pouvoirs du gouvernement central et remplacer l'archiduc Jean. Cet « intérim » était Ùgaê pour six mois, il était renouvelable. C'était le premier pas vers le retour â la Diète et le régime antérieur à la Révolution, Les journaux conservateurs le constataient avec satisfaction : « Le projet d'un Etal fédéral if allemand sur les basas de l'alliance des Trois Huis, parait complètement abandonné '. «
La Saxe et le Hanovre l'entendaient bien ainsi; elles n'avaient acquiescé nu traité du 26 mai que « sous L'empire de la crainte », et dès ie mois d'août 1841), M. de Pcrsigny, alors en mission à Berlin, comprenait qu'elles s'en dégageraient si l'Autriche reprenait force a. Au. fur et à mesure des victoires autrichiennes, les Cours de Dresde et de Hanovre haussaient le ton. Elles arguèrent, tout d'abord, de la réserve mise au traité d'Union, et destinée à permettre l'adhésion de la Bavière el du Wurtemberg ; tout l'été, elles ergotèrent sur interprétation de ce texte, comme pour préparer leur retraite, et, lorsque la cour de Berlin convoqua les électeurs pour le Parlement impérial, elles l'abandon lièrent définitivement. La Prusse protesta, rappela ses ambassadeurs; mais, fortes de l'appui de l' Autriche, les deux cours ne bronchèrent plus. 'Leurs hommes d'Etat ne manquèrent même point d'accuser la Prusse de « perfidie" ».
La question allemande allait somnoler jusqu'à la réunion du Parlementa Erl'url ; elle fut encore disculée aux Chambres prussiennes, mais Bismarck n'intervint plus. Il ne pouvait
I. Galettes allemandes du '■• octobre laiw 3, Persigny. Mémoires. \>. 101.