Blum. Fiirst Bismarck und seine Zeit, t. 1, p
i. Discours du i'.\ novembre 18'i'J. Bismarck Député, p. 177.
ifidilë du mariage. — Vous permettez, ajoutait-il, il est
ceux qui en éprouvent le besoin personnel, de se
i religieusement par surcroît; vous permettez
à ['Égibe d'être le laquais de la bureaueralie subalterne; vous
isteur île Faire compuraîlre devant l'autel le
de demandera l'homme marié s'il veut ou
rr fi mme celle qui esl déjfl devenue sa femme
ni, - - question ;'i laquelle il ne peul plua tégalemenl
. « non ». — Pourquoi celle atteinte profonde aux
iiiv Mi'iitimenls du peuple? Pour les juifs
qui ne sont plus juifs et veulent s'unir avec des chrétiennes
. ■ ni chrétiennes ' Je trouve étrange
qu'à cause de quelques rénr-gals mi viiïlle imposer celte
cocitrainle inouïe à une population composée de millions de
■ ■ ml postés fidèles û la foi de leurs pères. »
Il continue en exposant la nécessité de l'union entre la loi
Si la législation veut instruire le peuplent le
guider, .Ile doit faire en sorte que la vie du peuple, dans
. conditions, s'appuie fermement sur la foi nus béué-
■ En terminant, il cingle les « démo-
ijiatîques » par ces mots : » J'espère bien rivi
■ arque îles fous1 de notre temps se «lire le rocher de l'Église chrétienne, car la foi
lie de Dieu est encore plus forte dans le
■ ité salutaire d"un article quelconque ■ tion. »
itraord inaire, qui sembla il proféré par un
pore missionnaire de 1816, lui accueilli par les sifflets de la
'■ ■' aucune influence sur la décision de la
Chambre. Il répondait pourtant à l'opinion du gouvernement,
un. li'Jl
carie mariage civil ne fui réglementé en Prusse qu'en 1873 ; le parti ultramontain ne se fit pas faute alors de rappeler à Bismarck sa profession de foi de 1848. Le ministre répondit avec bonne humeur que son discours « n'était pas mauvais en la forme oratoire », mais que, lui-même, était un homme d'Elat, sachant subordonner ses convictions aux a besoins généraux de l'Etal, dans l'intérêt de la paix et du bien de sa patrie. » Et le projet du chancelier fut adopté.
La session suivait son cours avec calme et sans incident. Bismarck ne manquait pas une séance, mais il trouvait la « Chambre chaque jour plus fastidieuse », et s'y ennuyait consciencieusement. L'homme de combat regrettait « les démocrates de la précédente Assemblée avec qui la lutte était plus amusante; maintenant ces constitutionnels aquatiques prêchent les mêmes principes, mais n'ont pas le courage d'en tirer les conséquences jusqu'au bout; ils couvrent leur poison d'un sucre de patriotisme, mais le noyau reste toujours égoîsme et recherche du pouvoir ». II se plaignait que le fond des débals fût une question de personnes : « Notre malheur dans la Chambre est l'ambition des chefs départis. Qui réunit une douzaine de voix se considère comme l'héritier légitime d'un portefeuille, et trouve que son prédécesseur, le ministre actuel, est depuis bien trop longtemps en fonctions. A ces chefs se pend une masse de gens qui pensent attraper au moins une place de président lors d'un changement de ministère1. »
Malgré (Oui, il intervenait dans chaque discussion importante. Les débats à la Chambre portaient principalement sur des questions économiques : deux sujets de première importance étaient en délibéré, l'un né brusquement des idées
1. Lettres à Meus, 4 octobre 1849. Politische Brie fe Bismarck* s* t. I. p. 5 et 6; il M** de Puttkumer, 4 novembre, Briefe an seine Braut und Gaiim, p. 172.
EN PLEINE REACTION Ml
d<- 1818. hi condition des ouvriers, l'autre provenant d'une
formation de la propriété foncière.
■ double face, sociale et agraire, toute l'organisation
le la Pi usae était discutée. Bismarck avoit eu dèsl'Unî-
mie politique, il en avait étudié alors
le» principes ivcc quelque soin; mais, depuis GOUini
«ee était devenue trop indépendante el personnelle ■ toutes faites; il avait les doctri' onins en horreur; il regardait cl cherchait le mieux. Un, pendant dt-* années, vécu il. m-- lu campagne il'- Poméranie ; il
ici Ités de la culture el ressi nli les i
du cultivateur. 11 en couelut que le rôle il'' l'ÊUil esl -I alléger
':■• soulager ces anxiéti'is. Mais, à o-lte époque
élargi s;i manière de \ uir; il Lienl
tic famill". ■ il il-' se dégagera
ii'iil, même pas complètement; il se rattache, en
■ >inmeen politique, au parti féodal1 ; il volt el
le, el ci .uni l'expropriation. I >■■ là sa
. ilre lr> idées égalttaires de !H4H. Jusqu'à la tribune
■ n nombreuse classe des j naliers,
provinces de l'Est, par exemple en Poméranie et dans Ij province il'- Prusse, a été, toute l'année dernière, excitée par les |i locrales. Ces convoilises ne sont
. : - journaliers ne se borne pas à demander qu'ils soient investis des pièces de terre dont leur propre usage forme une partie de Leur salaire; non, ils vont plus loin; ce qu'il-, demandent, c'est le partage intégral non seulemenl des biens nobles, m
■cisto des plans eom^li'ls de :
indignai' n lui : il u senti un vent de par-
lage passer sur ses terres de Schônhausen et de Kniephof.
Ces terres, il veut les conserver intactes, les laisser à ses fils comme il les a reçues de son père ; il pousse un cri de colère lorsqu'il craint de les voir amoindrir. Parle-t-on de frapper d'impôts particuliers les biens nobles, il s'exclame : « On prépare au ministère un acte honteux..., c'est un mélange de lâcheté et d'iniquité sans pudeur1. » Ce cri de colère se renouvelle chaque fois que la Chambre ose toucher aux biens fonciers en général, aux propriétés nobles en particulier. Il s'élève « au nom des grands et petits propriétaires ruraux », contre le rachat des servitudes forestières*; il critique « en face du pays » le mode de rachat proposé pour les rentes foncières et annonce qu'en faisant des promesses inconsidérées « on sème le vent et on recueillera la tempête3 »; il s'indigne contre le projet sur l'égalisation de l'impôt foncier qui pèsera lourdement sur le cultivateur : « Je ne vois pas pourquoi celui qui tire son revenu de la propriété foncière, — peut-être avec une plus grande peine personnelle et de grands risques, car en toutes circonstances et en toutes conjonctions, il faut qu'il satisfasse ses créanciers, — pourquoi celui-là serait beaucoup plus imposé que cet autre qui n'a qu'à détacher des coupons ou à toucher des intérêts hypothécaires pour empocher bien commodément son revenu? » « Injustice, blessure, lésion de droits acquis », ces mots reviennent sans cesse dans la défense qu'il présente de la propriété rurale *.
Ces discours ressemblent bien à une plaidoirie pour ses intérêts personnels. Mais ils contiennent quelques idées qu'il conservera toute sa vie : le respect des cultivateurs, l'amour de
1 . Bismarck, 21 septembre 1849. Briefe an seine Braul und Gattin. p. 162.