PARLEMENT D'ERFCRT 2Î
■ m.- première séance et surtout dans les réunions Uttfs-parlenieiilairps se desi-ina le yToupeinnil des partis. Le ni iHSrfiirl avail une physionomie très différente de !■ ■■ de l'rancfbrt ' : la moitié de l'Alterna
■■■. [a majorité des députés a la Chambre du ■I près de ta moi tic a la Chambre des États provenaient 'i démocratique u'\ avail point de partisans : ffiW appartenait au parti allemand qui aiégeail i unissait au buffet de la gare. Onj retrouvait k plupart des orateurs de Krancfort, Gagent, Beckeralh, Sdmerin, Vînckc, Stmson, etc., hommes d'opinions modérées, ,, maïs tenanl h l'unité de l'Allemagne r' : beaucoup pour L'obtenir, ll> arrivaient a Erfurt avec peu d'cspoii ■ ■■■ Lés des deux dernières années leur avaient enlevé toute illusion, maïs leur patriotisme leur dictait un dernier effort, l'n appui
inattendu leur vint de Bodelschwingh, rien ministre de
Prusse, d'une influence considérable, qui se rallia à l'adoption
i m scandale dans
le> parti réactionnaire, qui lu reprocha à Bodclscllwingh C me
DCtiOD.
A droite, le parti du Prunclier (nom de l'hôtel où délibéraient ses membres), se déclarait hostile à la Grande Ail---
.iii.ii nu régime pai d'uDoind ■ ! ûl contrainl de
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résumai1 ■' >litique : " .Notre mol d'ordre
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système constitutionnel : « Roi ou Parlement, voilà la question. » Le conseiller de Gerlach, qui siégeait à côté de lui, menait campagne dans la Gazette de la Croix contre le Iraité du 26 mai : « Qui doit gouverner? écrivait-il. Est-ce Henri de Gagern, qui prêchait dans l'église Saint-Paul (6 Francfort), la souveraineté du peuple, ou les petits-fils du Grand Électeur? L'Aigle de Prusse doit-il être enfermé dans la cage de Gotha. » Otto de Bismarck était des leurs, mais s'il avait mômes ardeur et audace réactionnaires, il n'avait pas leur morgue et leur hauteur; M. de Persigny, qui le fréquenta à cette époque, était frappé de sa « bienveillance » et de sa «considération » pour les personnes avec lesquelles il s'entretenait1. Ce fut toujours un trait de son caractère d'engager des conversations amicales avec ses adversaires, et de se moquer des commentaires qu'on en tirerait. Il ne se mettait, alors, en fureur qu'à la vue de Radowitz, dont il se posait comme l'adversaire, « avec autant de résolution que d'insuccès 2 ». L'éloquence vaste et vague du grand orateur, ses raisonnements logiques en apparence et un peu creux au fond, faisaient horreur à son esprit pratique et à son rude bon sens. II conte dans ses Mémoires un traitassczsignificatifdcl'imprécision dans laquelle vivait Radowitz : comme on parlait à Erfurt devant lui des troupes que l'Autriche avait concentrées en Bohême pour servir de contre-poids au Parlement, le général déclara sur un ton qui ne souffrait pas de réplique : « L'Autriche a, en Bohême, 28.234 hommes et 7.132 chevaux. » Or il est établi que cet effectif dépassait cent mille hommes3. Ainsi, à la veille d'une guerre, Radowitz ignorait complètement les forces de son adversaire.
i. Persigny. Mémoires, p. 282.