Bismarck. Pensées et Souvenirs, t. ï, p
2. Bismarck à sa femme, 18 novembre 1850. Jiriefe and seine Brautwnd Gattin, p. 214.
rn.ni-i ut \ 01M1 13 m
ni pendant la session par-
Imeabure que le roi ouvrit en personne le il novembre. Pro-
urs guerrier, !;i main sur l'Opèe, Les yeux au
■I in- sa note ; il n'y manquapas: « Je vois, déclara-
■ joie i'l orgueil que mon peuple belliqueux se lève partout comme un seul homme et se joint à mon armée,
aleur et la fidélité sonl éprouvées... Nous ne cbericrre, nous ne voulons porter atteinte aux m' voulons imposer à qui que ce lions, mais noua demandons une organisalion de In pairie commune qui réponde a notre position h Allemagne ri m Europe, el a la somme de n Dieu a mis dans nos mains. Nous avons un lion dmil, nous voulons U- défendre, el nous resterons sous les attitude imposante, jusqu'à ce que le droit soit reconnu. >• El une triple snlve d'applaudissements acctifillil ces fières déclarations1.
là- président de la seconde Chambre, Schwerin, renchérit ir ces paroles el son discours lui Loul a fail belliqueux: « De tous cotés, de loua les districts de la patrie, nous
arrive ce cri : la Prusse ne veul supporter nue ifTront, la
. \ iitlii coque veul noire peuple. La ( lhambre,
■ onformea cet appel, sauvera L'honneur de la ra le bien et le salul de l'Allemagne, »
«tient poinl à Schworzen-
i forma il la Prusse, au nom de la Dièfe, que l'en-
ui 'li' la liesse avait simplement pour but de réta-
u rail dès que n» nisultal sérail obtenu . la
ilUfiiite i i. il demandai! qui I jour
Le conseil des ministres en délibéra le 23 novembre ; mais il ne put s'entendre, le vaillant ministre de la Guerre seul tenait à un recul immédiat.
Schwarzenberg résolut alors de porter le coup décisif. Son ambassadeur remit le 25 novembre un ultimatum sous forme de note, et demandant réponse dans les quarante-huit heures sur les points suivants : La Prusse ayant obtenu les garanties désirées, les troupes fédérales pouvaient-elles entrer à Cassel?Des ordres conformes étaient-ils envoyés au général Groben?— En même temps, le prince de Taxis, commandant de l'armée fédérale, recevait Tordre de marcher le 27 novembre sur Cassel en culbutant au besoin les Prussiens.
C'était catégorique. La crise était arrivée à son plein. La Prusse devait choisir : guerre ou soumission. La guerre était vraisemblable, car le roi et le prince « étaient très montés1»; Bismarck lui-même avait une « scène violente » avecGerlach; Otto, homme des champs, mais de fier caractère, reconnaissait la nécessité de la guerre, si « l'impertinence autrichienne • s'accroissait ; le belliqueux général soutenait que les soldais prussiens devaient s'enfuir immédiatement de Hesse, et se plaignait d'être « abandonné sur la brèche par tout le monde1 ». Les officiers de la Landwehr préparaient leurs armements et Prokesch son départ pour Dresde. A Berlin, l'inquiétude était telle que le président de police, Hinckeldey, ne garantissait pas Tordre.
Manteufîel essaya de tout sauver en implorant personnellement le prince de Schwarzenberg3.
Dès le 19 novembre, Manteuffel avait parlé au roi de se