‹ Bismarck et son temps (volume 3)Chapitre 106 sur 179 · Beiisl. Mémoires, t. I, p · texte numérisé non relu

Beiisl. Mémoires, t. I, p

.NOMINATION ET DtULlS A FKAMIUUT 311

Ic^le-à-lt'tc qu'il a, en dt'cembre, avec Bismarck, il lui déclare que « la tournure désagréable prise par les affaires depuis quinze jours ne lui permet pas, à cause de sa sanlé, d'en con- ■rver encore longtemps la direction, et qu'il préfère ilomandor son rappel ». Il ajoute que « l'incompréhensible vivacité, l'hoslililé inexplicable de la Prusse à l'égard de ! Wutriclie, laffectcnt d'autant plus péniblement que dans • rtains articles de journaux il a souvent reconnu les expreslons de Bismarck ' ». Les autres délégués ne sont pas moins irrités contre la Prusse et prétendent que son opposition aux résolutions de la majorité finira par briser la Confédération. Et ce ne sont là que les premières escarmouches. Il va livrer le grand combat sur la question économique. Dès son arrivée 1 Francfort, en juin, il avait compris que la Prusse devrait !• régénérer par les affaires, adopter une politique de réalités. Je tiens pour très nécessaire, écrivait-il dalis sa première lettre à Gerlach, que l'on s'occupe maintenant pour l'Allemagne de questions matérielles. Celui qui en pn^ndra l'initiative, que ce soit la Diète, le Zollverein ou la Prusse seule, auia acquis une grande avance dans les sympathies des intéressés, ar les choses quœ numéro et pondère dicuntiir, sont pour la plupart des Allemands plus importantes que pour les hommes politiques et si je ne tiens pas beaucoup i\ l'unité de l>oids, de mesures, de monnaies et autres calembredaines, si même je les crois difficiles à admettre, on doit pourtant montrer de la bonne volonté, et faire quelque bruit en l'honneur des ouvriers; j'entends cela plus de la Prusst^ <|ue de la Diète'. » Le renouvellement du Zollverein lui sera un«' e\ir!lentc occasion de faire le bruit désiré.

Les traités qui liaient en union douairière la Prusse et la

Page 1