‹ Bismarck et son temps (volume 3)Chapitre 14 sur 179 · Bismarck à son frère, du 22 juillet 184G, ibid., p · texte numérisé non relu

Bismarck à son frère, du 22 juillet 184G, ibid., p

3. Bismarck à sa flancée, 1! mars {%^1 , Uriefe an seine Braul undOaUin, p. 71-72.

pour ceux qu'il commande : en 1842, alors qu'il faisait une période de service militaire, son ordonnance tombe dans un lac et est en danger de se noyer ; Bismarck se précipite tôte la première dans l'eau, et empoigne l'homme; celui-ci se débat dans son angoisse, tous deux coulent à fond; heureusement le soldat s'évanouit, Bismarck peut nager librement, traîne son serviteur jusqu'au bord et le sauve. Les témoins l'acclament, la gazette locale le glorifie, le roi lui envoie une médaille de sauvetage'. A Francfort, beaucoup plus tard, un diplomate lui demande quel est cet ordre qu'il porte sans autre. Bismarck lui rétorque : « J'ai l'habitude de temps en temps de sauver un homme. » Et ce fut dit sur un ton à n'y point répliquer. ^

Il aime presque autant ses bétes : de sa jeunesse à son vieil âge, de Gôttingue à Friedrichsruhe, il a eu la passion des animaux forts, dogues puissants, chevaux robustes et vites. Il en entretient longuement sa fiancée : « Avec chagrin je me suis séparé aujourd'hui de ma bonne jument Miss Breeze ; elle est tombée plusieurs fois sur la digue avec moi sans raison, ce qui est un signe que comme cheval de selle elle a fait son temps pour moi. Dans combien de pays, et par-dessus combien de fossés m'a-t-elle porté ; elle trouvera maintenant le repos et pourra s'adonner jusqu'à la fin de ses jours aux joies de la maternité ^ »

Sa grande joie, c'est de chevaucher à franc étrier, bride abattue, à travers prés et guérets, buissons et forêts. Parfois il fait des chutes retentissantes, à briser des crânes moins robustes ; « il demeure évanoui trois quarts d'heure, seul en un pays inconnu, se relève couvert de sang et se traîne à une

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