‹ Bismarck et son temps (volume 3)Chapitre 158 sur 179 · Bismarck à Roon, â juillet · texte numérisé non relu

Bismarck à Roon, â juillet

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i\ Berlin. Le roi tHait à Bade, les ministres en villégiature; Roon écrivit quelques jours plus tard à son fidèle ami, de Brunncn en Suisse, une lettre navrée, où il s'excusait de rester « dans celle société » ; il ne le faisait qu'à la demande du roi, pour lutter « à visage découvert contre ces messieurs » et préserver « le seul organisme capable de résister à la désagrép^alion g<''néralc, l'armée, en répandant sur elle un air sain et vivifiant' ». Quelque peu étonné de cette solitude, Bismarck se préparait à gagner aussi un lieu de cure et de repos, lorsqu'il reçut un télégramme de Schleinitz qui l'invitait à se rendre à Bade.

Quand il se présenta au roi, le 12 juillet, il crut remarquer queUjuc réserve dans l'accueil du souverain ; celui-ci se figurait que l'autre arrivait pour profiter de la discorde ministérielle et se glisser au pouvoir ; Bismarck le rassura, et, avec une finesse toute diplomatique, déclara qu'il connaissait la fin de la crise et venait simplement solliciter l'aulorisalion de rester en Allemagne jusqu'au couronnement. Le monarque se rasséréna, accorda la prolongation de congé et mit la conversation sur la question allemande; l'ambassadeur émit quelques idées si originales que le roi lui demanda de les consigner en un mémoire ; Bismarck [)romit, mais serait promptement parti [)0ur ses pénates d'été, si le 14 juillet un étudiant déséquilibn'', Oscar Becker, n'avait tenté de tuer le roi ; Guillaume avait été à peine atteint, mais par sympathie respectueuse Bismarck retarda son départ^ et en profita pour terminer son mémoire.

Ce document a été retrouvé' : c'est une analyse péné-

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