llesekiel. Das Buch vom FUrslen Bismarck, p
2. Traduction dans la correspondance étrangère du Moniteur universel français, 29 août, p. 2797.
rcnlhousiasmc, qu'elle-même n'était pas convaincue, mais entraînée'. »
Presque au sortir de celte séance, il écrivait ces mots prophétiques : « La question ne sera pas tranchée dans nos Chambres, mais par la diplomatie et sur les champs de bataille, et tout ce que nous rabâchons et décidons à ce sujet, n'a pas plus de valeur que la contemplation d'un clair de lune par un jeune homme sentimental qui construit des châteaux en Tair et pense qu'un événement imprévu le fera grand homme. Je m en moque*. »
11 devait bientôt avoir l'occasion de développer ces idées devant les députés.
La commission des affaires allemandes demandait à la Chambre « d'approuver le traité conclu le 2G mai avec la Saxe et le Hanovre, et de se déclarer prête à seconder le gouvernement dans la voie où il était entré ». En outre, elle adoph\\{ une motion déjà votée à la première Chambre sur la proposition de Camphausen, membre du centre droit, et dont le but était de faciliter au roi les changements dans la Constitution prussienne, que rendait nécessaires la nouvelle organisation allemande. Cette proposition semblait assez anodine, mais elle laissait percer l'espoir d'une fusion étroite de la vieille Prusse et de la future Allemagne; elle eut le don d'irriter M. de Bismarck qui, dès son énoncé, fonça sur elle de tout son .'Iwi.
Sa c(»l<rv provcnail, en partie, de ce qu'il y voyait l'initiative des hommes de Francfort, qu'il exécrait, qu'il avait crus anéantis et qui persistaient à vivre. « Celle proposition vient du parti Gotha-Gagern, éorivait-il à M. Meus, président du
1. Seue Preui$Uche Zeitung, 30 août 1849, article non signé sur Radowitz.
2. Bismarck it sn f.'mm<v lU-ir/'f an teint Braut und Gattin, 28 août 1849, p. 14IJ. Les cirrnirrs mots i;n [iiitivais.
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conseil municipal de Rathenow; à l'insu de M. Camphausen lui-môme, elle a pour but de séparer le gouvernement et les Chambres... Le ministère est dans une fausse situation..., il n'a pas osé désavouer Radowitz à cause de Tonlhousiasmo soulevé par son discours, il a décidé de faire bonne mine à mauvais jeu et d'accepter la chose, mais l'adoption lui sera très désagréable*. »
Au fond Bismarck était monté, moins conlrcla seule molioii Camphausen que contre toute la politique de Radowitz, dont « la tendance n'était pas la sienne ». Il allait le montrer et en attendant, non sans quelque énervement^, l'heure de parler, il préparait laborieusement sa proclamation de foi.
Le 6 septembre, Beckeralh donna lecture du rapport sur les affaires allemandes et ajouta pour conclure : « La Prusse est sortie forte de la tempête ; elle est là, dans toute la vigueur de sa jeunesse, pour traverser des voies plus grandes encore et devenir l'appui des États allemands. » Au nom d'une cinquantaine de députés, membres de l'extrême droite, M. de Brauchitsch déposa un amendement qui proposait l'approbation pure et simple du traité des Trois Rois. Bismarck prit la parole pour défendre cet amendement.
Au début de son discours % il se rallie au traité d'Union, tout en faisant quelques réserves. « Je ne puis cependant ne pas exprimer le vœu que ce soit pour la dernière fois qu'on cède à pleines mains les conquêtes de l'épée prussienne pour satisfaire les exigences insatiables d'un fantôme qui, sous le nom fictif d'esprit du jour ou d'opinion publique, élourdit de ses clameurs le bon sens des princes et des peuples, au point
1. Bis7narck's Briefe, Seiie Folge, II, p. 1 ; Politische Briefe Bisrnarck's, L p. 3.