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Montagne de la vallée du Rhin, près de Bonn

EN PLEINE REACTION i97

encore Prussiens quand depuis longtemps déjà ce morceau de papier ' sera tombé dans Toubli comme une feuille sèche de Taulomne, »

Ce discours, accueilli par les vifs applaudissements de l'ex- Irôme droite et les murmures de la gauche, eut plus de retentissement que d'influence. Les journaux du parti, la Gazette de la Croix, notamment, le reproduisirent à grands cris d'éloges et Bismarck reçut plus de félicitations hors du Parlement que des députés. Suivanksa pittoresque expression,, à la Chambre, il était comme un hibou parmi des cigognes^.

Le lendemain, 7 septembre, Bismarck eut encore une passe d'armes assez vive avec M. Beckeralh, mais il était grippé, mal en train, et sa réplique ne porta guère. La Chambre adopta le traité des Trois Rois presque à l'unanimité et vota la molion Camphausen à la majorité de 321 voix contre 73.

Bismarck était battu, mais les doutes qu'il avait exprimés sur la solidité de l'Union, les objections qu'il avait soulevées contre le projet de constitution allaient être immédiatement justifiées. Dès la fin d'août, il avait prévu que « la Saxe et le Hanovre désiraient se débarrasser de la question ». Au commencement d'octobre, il annonçait que les deux royaumes « se séparaient d'une façon [de plus en plus définitive de l'Union ; le gouvernement prussien hésitait entre le désir d'abandonnersans espoir de retourla voie suivie sousPinfluence de M. Hadowilz, et la nécessité de créer un nouveau pouvoir central pour les intérêts de l'Allemagne entière '. » En annonçant, le 4 octobre, la dislocation de l'alliance des Trois Rois, Bismarck n'était en avance que d'un jour.

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