I. lloBekiel. Deu Buch vom FUrtleu Bismarck, p
'i. P.iiil Mattor. /.ft Mi*sion» île M. de Peraiffny à Berlin. Revue d'histoire
di|>lurnali(]ut-, 1898, p. (iielsuiv.
mise et préférait « éviter que les bonnes langues ne disent : « Ah ! Ah ! elle a encore sa robe bleue aujourd'hui *, » D'ailleurs un second enfant était attendu ; Herbert naquit le 28 décembre. Pour ces raisons, Bismarck « vivait très en famille" », et restait le soir « à côté du sopha de sa femme », somptueusement enveloppé dans une robe de chambre d'un vert tirant sur le jaune, et restée célèbre dans les annales de la famille, à cause de sa couleur, sous le nom de la robe-talus.
Ces soins domestiques n'entravaient pas d'ailleurs son activité politique. Sa situation à la Chambre s'était dégagée et agrandie. On parlait de lui comme d'un futur ministre. Dès le mois d'août, un membre assez considérable du parti conservateur, le baron Scnift von Pilsach, avait conseillé au roi de l'adjoindre au cabinet*. Brandenburg et Manteuffel ne s'en souciaient guère; ils le trouvaient trop ardent pour diriger un ministère; ils préféraient l'avoir pour défenseur 5 la Chambre où ils étaient sûrs de son intervention à l'heure voulue. 11 était devenu le leader incontesté de l'extrême droite et « prenait ouvertement position à chaque projet de loi soumis au Landtag ».
Un de ces discours eut un vif retentissement à celte époque et même vingt-cinq ans plus tard, par les déclarations cléricales qu'il y fit. La Chambre précisait l'article de la Constitution qui édictait le caractère civil du mariage. Bismarck partit carrément en guerre contre ce principe qui « oblige les membres de l'Église chrétienne à se soumettre aux exigences de vos articles de foi constitutionnels avant de recevoir la bénédiction de laquelle seule dépend pour nous la