Gerlach. Loc. cit., p
i. MantcufTel. DenkwQrdigkeiten, t. I, p. 191.
siens royalistes, nous craignions avant tout que celle conslilulion n'ofTaiblil le pouvoir monarchique. Après s'ôtre lancé dans un exposé déclamatoire de ses idées, il tomba dans un silence dédaigneux qui, semblait-il, revenait à un Roma lociita... Tout plein du souvenir du grand rôle qu'il avait joué à Francfort, il trouvait au-dessous de sa dignité de parler à un hobereau prussien autrement que du haut de sa grandeur * . »
Le projet de constitution avait été renvoyé pour examen à un comité, cl, pendant que celui-ci travaillait, les membres qui n'en faisaient j)oint partie, piétinaient d'impatience et se décourageaient. Slockmar, député de Cobourg au Parlement, écrivait le G avril : « L'impression générale est que rien n'arrivera, que bientôt on sortira d'ici". »
Bismarck s'ennuyait. Il n'avait pas la foi, il ne croyait pas à la refonte de l'Allemagne par les Parlements. Il expédiait son travail de secrétaire, et pour le reste s'occupait à « souper à fond », à se promener dans les coteaux des environs, à boire de la bière et à « manger du marzipan * », qui est un massepain très délectable. S'il avait une journée libre, il filait à Schonhausen auprès de sa jeune femme el de ses bébés ; ou encore il allait chasser avec le conseiller Oppermann, un des grands fusils el surtout un des grands buveurs de Prusse : cet homme estimable eut le mérite rare, presque unique, de vaincre Bismarck au noble défi de la boisson et de « le laisser dans un état lamentable * » . Aux débuts du Parlement, il ne s'intéressait pas h autre chose, et déclarait à Gerlach et Stahl a qu'il leur laisserait l'honneur
J. Bismarck. Pensées el Souvenirs, t. 1, p. 88-8!).