‹ Bismarck et son temps (volume 3)Chapitre 78 sur 179 · Stockmar. Denkwardigkeiten, p · texte numérisé non relu

Stockmar. Denkwardigkeiten, p

LE PARLEMENT DERFURT 237

C'étail fini; le parlementarisme allemand de 1848 était mort. On ne devait plus revoir les couleurs « noir, rouge, or » qui choquaient si fort le député Otto de Bismarck-Schunhausen et que le prince chancelier se garda bien de relever. Une fois iicore, l'élan et l'enthousiasme des libéraux, leur esprit de onciliation, l'éloquence des Radowitz et des Gagem, tout I chouait devant l'indécision de Frédéric-Guillaume IV, manié habilement par la camarilla. Au jour où Bismarck reprit l'œuvre du Parlement d'Erfurt, on lui reprocha d'avoir contribué à l'échec de 1850 par ses votes, par ses discours, par son parti. Il n'était pas homme à nier une erreur de jeunesse; il déclara « qu'il était arrivé à Erfurt avec les idées politiques qu'il avait apportées de la maison paternelle et était aloi-s surexcité par la lutte contre le mouvement de 1848, qui attaquait le régime de son cœur ». Il confessa sans ambages que « la politique pratique avait modifié ses idées ». Et puis, comme il aimait à passer une partie de son fardeau sur les < ()aules du voisin, il ajouta : « L'échec d'Erfurt doit être imputé principalement au Hanovre et à la Saxe, plus confiants en l'armée autrichienne massée derrière Olmiitz, qu'en une confédération de Trois rois'. »

I. Bi.sniarck au Reichslag de la Confédération de l'Allemagne du Nord, le

n niiirs 1^07.

CHAPITHE IX

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