‹ Bismarck et son temps (volume 3)Chapitre 86 sur 179 · Abeken. Ein schlichtes Leben, p · texte numérisé non relu

Abeken. Ein schlichtes Leben, p

2. Arndt à Biedermann, 26 novembre 1850. Biedermann. Leben, t. I, p. 44.

Bavarois avançaient par le Sud, un corps de 30.000 Autrichiens passait du Vorarlberg en Bavière pour menacer la frontière de la Prusse, et de Vienne on annonçait que le prince de Schwarzenberg voulait une guerre d'anéantissement.

La situation devenait périlleuse pour la Prusse. L'incurie eût été une trahison. ManteufTel le comprit enfin. Le 5 novembre, au soir, il proposa au roi d'ordonner la mobilisation générale : le monarque consentit aisément à une mesure qu'il aurait prise volontiers dès le 2 novembre. Le conseil des ministres, le lendemain, en reconnut la nécessité et l'ordre de mobilisalion fut de suite publié.

Cet ordre paraissait indiquer un revivement politique, la résistance à l'Autriche, et présager une prochaine guerre. C'est bien ainsi que l'entendit le peuple prussien. Avec une vive ardeur, les hommes rejoignirent leurs corps ; même les plus âgés, soldats de landwehr, quittaient sans hésiter leurs familles et leurs occupations pour rallier leurs régiments; le sentiment qui dominait était la joie que la Prusse fût enfin décidée à ne subir aucune humiliation'. On partait d'un seul mouvement, — sans savoir d'ailleurs exactement contre qui était dirigée la guerre : en Poméranie, un paysan demandait h Bismarck a où étaient postés les Français* ».

Le gouvernement avait des idées toutes différentes; il n'entendait la mobilisation que comme une satisfaction accordée ft l'opinion publique, un leurre pour dissimuler la soumission à l'Autriche. Dès le 4 novembre, Gerlach écrivait ù ManleulTel : (c Je tiens la mobilisation pour nécessaire à cause du roi et du prince de Prusse. » Dans la Camarillo, on parlait même d'évacuer la Hesse le jour où l'ordre de mobilisation était

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