Kltipf.l. l'.csrhnhte, t. I, p
i. Bismarck. l'enaée$ et Souvenirs, l. i, p. 90.
donné ' ; c'était brandir l'épée pour mieux la remettre au fourreau. En l'annonçant à l'ambassadeur autrichien, le soussecrétaire d'Etat à l'Intérieur, M. Lecoq, déclarait que <f la mobilisation était une mesure pacifique » et il désirait « que l'Autriche aidAt la Prusse ». Comme Prokesch demandait ce que cela signifiait, Lecoq ajoutait : « N'exigez pas un abandon formel du passé. Nous le jetons par dessus bord. Le ministère est tout à fait d'accord, tout à fait décidée ce sujet. Mais contentez-vous des réalités. Ne pressez pas non plus en ce qui concerne la Hesse. Nous en sortirons, mais laisseznous le lemps^, »
Mais Schwarzenbcrg n'entendait pas « laisser le temps » à la Prusse. Sa réponse à la dépêche de soumission réclamait l'abandon de la Hesse et la dissolution de l'Union allemande avant la réunion des libres conférences. Il ne cesserait ses armememenls que si la Prusse concédait ces deux points.
Cette dépêche était du G novembre ; elle arriva à Berlin presque en même temps que la nouvelle d'un choc entre les armées en présence. Ce conflit était inévitable, les troupes s'étaient avancées, par le Sud les Bavarois, par le Nord les Prussiens, jusqu'à se loucher. Le 8 novembre , elles entrèrent en contact à Bronzell près de Fulda : on leur avait recommandé d'éviter soigneusement tout heurt, mais en pareil cas les recommandations sont vaines, les fusils partent tout seuls. Malgré vedettes et parlementaires, les Bavarois voulurent avancer, c'est la version prussienne ^ ; les Prussiens tirèrent quelques coups de fusil, les Bavarois répliquèrent; l'engagement fut court; cinq chasseurs autrichiens, au ser-