‹ Bismarck et son temps (volume 3)Chapitre 92 sur 179 · Récit de ce voyage dans Abeken, loc. cit., p · texte numérisé non relu

Récit de ce voyage dans Abeken, loc. cit., p

D ERFDRT A OLMUTZ 271

Manteuflel rentra à Berlin le 30 octobre et se rendit de suite auprès de Frédéric-Guillaume IV. A la lecture de la convention, le souverain protesta contre l'abandon des roules d'étapes qu'Use refusa d'abord à ratifier; mais Gerlach remplaça Manteuirel et pétrit le roi. Le soir môme, le monarque était décidé à tout accepter. Et le traité fut ratifié au conseil des ministres le 2 décembre.

III. — Les partisans de l'union allemande étaient au déses- |)oirou en fureur; ils comparaient le projet d'Olmutz, — Olniût- /.er Punktation, — au voyage de l'empereur Henri l\ à Canossa tt au désastre d'Iéna ; ils comprenaient que c'était la déroute finale de leurs espérances. Les adversaires de la Prusse étaient mécontents, car ils avaient espéré la guerre et l'écrasement de leur ennemie ; M. de Beust en avait un épanchement de bile, il était « comme un joueur de whist qui aurait dix-huit à point et verrait son partenaire renoncera la partie ' ».

Les Autrichiens et la camarilla de Berlin, au contraire, étaient dans l'enthousiasme ; à Vienne, on n'avait pas désiré la guerre avec la Prusse ; on considérait le compromis d'Olmutz comme une victoire et la Bourse montait avec l'allégresse publique. La camarilla pensait avoir sauvé la Prusse d'un double péril, l'invasion et la Révolution. « Il faut que la Prusse expie par le sac et la cendre son commerce illicite avec le libéralisme et le vertige des nationalités », déclarait la Gazette de la Croix. Et Gerlach se retranchait derrière cette parole de Meyendoriï : «L'honneur prussien est sauvé. »

Le Parlement ne fut pas de cet avis. La seconde Chambre en délibéra à propos de l'adresse. Le projet, rédigé avant le

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