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Bismarck au Reichstag, li mai

!. Bismarck au Reichslag, 19 mai 1871. Horsl KohI. Bitmarck Hegeilen. L II, p. S. (Et non 10 mai. ainsi qu'il est écrit par erreur au lome III de» Diteour», p. S3.]

3. Julee Pavre. tiouvernemcnl de la Difenae nationale, t. III, p. 43!.

ceuvre, et il porlait bien sa griffe : ceuvre d'audaee el cle torce, assurant la splendeur de l' Allemagne, écrasant l'adversaire, sans négligence comme sans pitié. « C'était aussi, disaiton à l'étranger, un de ces monuments de la faiblesse humaine qui ne sait pas s'arrêter dans le succès et qui, perpétuant dans la paix les passions de la guerre, en dépose de nouveaux germes, même dans les (raités destinés à y mettre fin'. »

Le jour même de l'ouverture du Rcichstag, l'empereur Guillaume avait conféré à Bismarck le titre héréditaire de prince. « C'est à voire sagesse, écrivait le vieux monarque, à votre prévoyance, à votre infatigable activité que la Prusse et l'Allemagne doivent cet événement d'une importance universelle, qui prend corps dans ma capitale'. » Bismarck n'en eut qu'une fierté relative, il était l'homroe des réalités plutôt que des litres. 11 pensa, a-t-il affirmé plus tard', t déclinepcet honneur; il redoutait la jalousie de ses anciens amis, et surtout de ne pouvoir soutenir avec un éclat suffisant la dignité priiiciëre. Sa fortune était alors médiocre : Varzin n'était pas encore en plein rapport ; volontiers, eùlril répété avec Chulcas : « Trop de fleurs. »

En mai, le vieux souverain lui dora ce titre nu par un cadeau princier. Depuis la convention de Gastein, le roi de Prusse était en possession du duché du Lauenbourg; celle propriété lui était demeurée personnelle, car la Chambre avait

i, DùriËclie russe citi'c par M. Itanotaux. Histoire dt la Fraitce lontemporaincL I. p. iU'i.

2. L'empereur liiiillaiime A Bismarck, il mars IfiTI. Kaiser Wilhelin l iiiid Bismarck, p. 216. Le (Ii|>l6mi! n'est que Uii 23 avril lil'i.

3. Printe de Bismnrk. l'ensées el Souveniri, l. H, p. 173. ITU.

refusé les crédits nécessaires pour l'acquérir el qui avaient été pria sar la cassette royale'. Qudk^uesdiOGcullés s'élaieat élevées sur la déUmitatioa du diomaine princier ; un aete iDlervint entre les ÉtaU et le souverain, pour assurer à celui-ci la proprié^ d'un vaste bien, estimé ïi un imllioa de Ibalers et qui en valait trois'. L'acte fut coatcesigné le i7 mai 1871 parBismarck, ministre diiXiaufnbfturg. Le 2ij«in, Guillaume donnait cette terre S son fîijèle ministre « en recoonaissaDce de ses services, ccunme dotation ea pleine ppopnété'. » Ainsi fut constitué le domaine de Friedriehsriib'.

A quelques kilomètres de Hambourg, s'éleud lai^c et fraîche une ferét de chênes et de hèfres, avec de vertes clairières, des ruisseaux limpides et murmurants, des troncs droits, superbes, rtdtustes. La paix de la nature, la grande paix douce et reposbnte règne dans ce Saehsenwald. Dans un vallon, le ch&teau étale ses larges baies et ses élégantes loggias, une pelouse descend jusqu'à la rivière où des cygnes s'ébattent'. Là, le vieux lion vint reposer ses dernières années ; là, ii dort de son dernier s<»iimeil.

En juin, Bismarck vint visiter ses- nouvelles propriétés. Peu de temps auparavant, il avait passé deux journées ft SchOnhausen, parcouru le petit domaine où le jitnker Otio avait préparé la carrière du prince de Bismarck, dormi dans la chambre où vivair encore l'âme des ancêtres qu'il aima.

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