‹ Bismarck et son tempsChapitre 108 sur 270 · Keudell. Biamarck tl safamilU, p · texte numérisé non relu

Keudell. Biamarck tl safamilU, p

Il ne perdait pas, d'ailleurs, le contact avec les affaires, qu'il dîri(^il en maître, même de loin, à l'épouvante de ses collaborateurs. Lothar Bûcher l'avait accompagné, Keudell le rejoignit, tous travaillaient, écrivaient, télégraphiaient, puis disparaissaient dans les profondeurs ombreuses du parc.

Soudain, l'idylle de Varzin fut interrompue par une communication du généitd de ManteufTcl, commandant de l'armée d'occupation. Le général se donnait de pleins pouvoirs, plus politiques que militaires, et jouait au grand seigneur' ; il avait entamé des négociations avec le gouvernement français pour modifier certaines conditions du traité : furieux, Bismarck bondit. Plantations, récoltes, eau de Carlsbad, il abandonna tout pour rejoindre son vieux maître et « le prémunir de toute surprise' », il quitte Varzin le 12 août, passe une journée à Bcrbn, et, le 14, part pour l'Autriche.

s IV

Parmi les actes politiques de Bismarek, il en fut peu d'aussi féconds que la réconciliation avec l'Autriche : il en fui préoccupé dès l'heure de la bataille, il la prépara avec ténacité, il la réalisa avec succès, il en tira les plus heureuses conséquences. A Francfort, il avait détesté le gouvernement autrichien, paree qu'il dominait la Confédération ; il se prit A l'aimer, dès qu'il l'eut expulsé d'Allemagne. A r^îkolsburg, il combattit Moltke et ses généraux qui voulaient promener dans les rues de Vienne le drapeau prussien, il lutta contre son roi pour lui imposer sa volonté' : il réussit à arrêter net

Page 1