‹ Bismarck et son tempsChapitre 110 sur 270 · Supra, t. Il, p · texte numérisé non relu

Supra, t. Il, p

1. Bismarck a sa femme, 22 aoni 1871 et siilv. Bhmarekbrieft an seine Bi'OHt und Gallin, p. 581 et sulv.

5. Abeken a sa fcmine, 7 septembre 1871. Ein schlichles Lebeii, p. jit.

dans un fin restaurant, et le grand chancelier s'abandonnait, bonhomme, cordial, raillard , traitant chacun « d'être complètement idiot », et racontant avec galté, « comme histoires de chasse », les lounnents des négociateurs français'.

Les affaires venaient à leur tour; chaque jour, Bismarck allait au rapport du roi ; il correspondait avec le ministre de la Justice sur la réforme de la procédure civile*; surtout, il s'entretenait avec M. de Beust, et c'était là une négociation de la première importance sous la forme de conversation amicale. Tout y fut traité, la question roumaine et les difficultés avec le Saint-Siège, l'Internationale et l'hisloire diplomatique des dernières années ; mais l'entretien prit toute sa valeur lorsqu'il roula sur les futures relations de l'Autriche et de l'Allemagne ; Bismarck se défendait fort de reluquer les provinces allemandes de sa voisine. «Le Danemark et la Hollande, afiîrmait-il, qu'on ne veut pas conquérir, seraient un gain infiniment plus profitable, mais introduire en Allemagne, avec les provinces autrichiennes, une population slave et un foyer d'opposition catholique, c'est une pure billevesée, et la dissolution certaine de l'Empire allemand à peine fondé'. » Sans proposer « un arrangement positif, base sur un traité », il désirait nouer avec l'Autriche des relations franches, durables, qui fussent basées sur une bonne volonté mutuelle, une égale confiance, l'absence d'intérêts contradictoires, un appui réciproque. 11 ne dissimulait pas que cette nouvelle entente lui permettrait (cdc conquérir une situation plus indépendante visà-vis de la Russie, grâce à de bonnes relations avec l'Autriche » . On peut croire qu'il avait parié de mSme au Izar et à son

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