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du Coooile permil de prévoir une plus solennelle et plus complète aflîrmaUondu pnncipe d'autorité. Dans l'Europe entière, l'opinion pubFique se passionne, et les discussions s'élèvent, enflaDimées. Eo Allemagne, les gouvernements s'émeuvent, et le ppeinier ministre de Bavière, — c'était le prince de Hobentobe, libéral modéré, — inquiet de t'influence qu'aurait le pape infaillible sur les sujets de son pays, propose aux cabinets allemands de protester en commun et par avance contre toute décision que le Vatican prendrait sans l'avis des gouvernements européens. Le chancelier fédéral est ainsi mis en demeure de se prononcer ' .
Bismarck était un homme de foi simple, orthodoxe, limKée. Incrédule dans sa prime jeunesse, il avait passé en 1H4G par une crise d'inquiétude qui l'avait ramené à l'Église évangéliqae ' ; depuis lors, il était resté fidèle à ses cro^'ances et d ses devoirs religieux, communiant à la veille de ses duels ou de ses guerres', et, suivant l'expression populaire, « tenant ii être en règle avec son Dieu ». Mais il mettait chacun à sa place. Dieu à l'Église, l'empereur sur le trône, et, rendant à Dieu ce qui af^Mu-tenait à Dieu, il tenait à ce que César eût ce qui appartenait à César. Ainsi qu'on l'a fortement écrit, « sa fei était au service de sa personnalité', » Or son devoir de ministre était d'assurer sur terre le règne de son prince : il n'admettait pas qu'un prêtre, pape ou pasteur, intervint dans lee choses de l'État, non plus qu'il né prétendait lui-même intervenir dans les dogmes ecclésiastiques. Il recevait avec soumission la parole évangéliquc de son pasteur, el entendait
1, Surle concile du Vatican et la Prusse, voyez les documents publiés au cb. \iv des Discours de Bismarck, p. SH el siiiv. t. Cf. tupra. t. l, p. SI et suiv.