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Il mourul 6 Berlin, le U mars

lUrm. - Biuurtk. m. — 20

smcien délégué à la Diète de Fraoefort, Mallmekrodl, conseiller de gouvernement en retraite, représentant des «atholiques wcslphaliens et Pierre Reichensperger, conseiller h la .cour de Berlin, parlementaire depuis vingt ans. En lace de l'armée ^uvemementale, cette soixantaine de députés au Landtag ou au Reicfastag n'était qu'une poignée, mais cohorte disciplinée, toujours disposée au combat, prête à rallier les méotmtenls'. Ceux-ci ne manquèrent point, à l'eirtrémegauclie les démocrates avec tiebel, à l' extrême-droite les cooservateurs ultra, tout ensemble prolestantâ et cléricaux, — les dcux.adjectifs ne sont pas toujours (iontradictoires. Bismarck avait compté jadis parmi les gens de réf>cJ<iOD, qui l'avaient considéré comme l'enfant terrible du parti; il les avait inquiétés parfois lops de son séjour A Francfort; il les avait rassurés ft son arrivée au ministère, en frappant dur sur le parlementarisme; mécontents de sa politique en 1866, ils avaient proclamé sa a banqueroute' » en 1868, el ne lui avaient pmnt rendu leiur confiance. Dès le début dn Kvit«rkampf, ils comprirent que le danger suspendu sur l'Eglise catbolique pourrait retomber air l'Église évangélique. La lutte était non contre une religion, mais contre la religion, el les plus vieux amis de Bismarck, Gerlach, son ancien inadtre, Kleist-RetKOw, son parent, même Maurice de Blanekenbur^, son intime, passerait à l'adversaire,

P€ndant la session du Reicbstag, «u printeoips de 4871, lorsque s'engagèrent les escarmouches, présages d'ardonis combats, Bismarck pesta sur la rései've, comme en atttmte. Le pape Pie IX avait écrit en mars une lettre très -omciliante au nouvel empereur, où il demandait « protection pour la

i. KeUeler, Dit CenIrumifracUon auf ^htn -enteti dtviinbmt SmdttUtgt (18731.

t. Louis de Gerlach. Aufseichnangen, t. U, 4Smiii IMS, etc.

LE KULTURKAHPF «Oï

Uwrié «4 les droits de rËf^lise catholique ' ». Le cbaocelier avait lait expliquer à Rome que ees droits dépendraient de l'attitude du parti catholique, et il croyait que le Vatican exprimerait aon mécontealement au centre, le cotitraiiidi:ait à la souinission '. Il perdit bientôt toute illusion. Dans le courant de l'été, les incàdents se multiplièrent, âpres, retentissants, conHnentés par tous avec passion. Un professeur de religion au lycée de Braunaberg, M. WoUaiann, avait protesté contre le dogme de l'inraillibililé du pape ; l'évëqtie de Braunsberg, M^KremenE, se «rut en droit de le révoquer; le ministre des Cultes et de l'Instruction publique, Nt. de MUhler, maintint le pnoCesBeur dans cet emploi, pour afCrmerla supériorité de l'Etal sur l'Église en toutes matières d'enseignement'. Invité (MtT l'archevêque de Munich à s'expliquer sur le dogme nouve*a, le savant Dœllinger en contesta les principes. « Comme obrélien, comme théologien, comme historien, comme citoyen, 4éclara-t-4I, je ne puis accepter celle doctrine*." L'archevôque répondit A Dœllinger par l'exeommunicalion ; l'Université vengea le proresseur en le nommant recleur. Ce débat entre archevêque et professeur s'étendit A tous les presbytères eommc à toutes les éc(^es de la Bavière, et le combat fut si vif, les représailles si injustes, que le ministre bavarois des Cultes, M. de Lutz, dut intervenir*; son action ne fit qu'attiser l'inceodie. L'été se passa en conférences et protestations, eoi^:r*s des Vieux Catholiques h Munich, diète des protestanis allemands k Darmstadl, lettre solennelle des évèques à l'em^ pereur- Le feu était aux sacristies.

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