‹ Bismarck et son tempsChapitre 126 sur 270 · Supra, I. I, p. SOS etsuiv · texte numérisé non relu

Supra, I. I, p. SOS etsuiv

ça-t-il par d'aigres récriminations sur les « opinions tranchantes » du député qui « lui rendaient insupportable la manière de voir d'un autre, quel qu'il fùl..., ainsi ne som- . mes-nous jamais rest<^s longtemps du même avis ». Mais c« n'était là que dispute de personnes, la question en jeu était plus haute, a n ne s'agit pas ici, reprit le chancelier, de savoir ce que chacun a dit il y a vingt-cinq ans ; il s'agit de savoir ce qui est utile et nécessaire pour l'État, pour le pays, pour sa paix et sa. prospérité. » Et il oppose' à nouveau ces deux forces, l'Élalet l'Eglise, réservant & chacune son domaine, l'administration et la Toi, la terre et le ciel, a Je n'ai point de dogmatismeàfaire ici, dît-il, j'aià faire de la politique. Au point de vue de la politique, je me suis c<»ivaincu que l'Etat, dans la position où la conduite réoolulionTiaire, — je veux employer ce mot non dans un sens blessant, mais scientifique, — où la conduite révolutionnaire des évéques catholiques t'a amené, est forcé, par la nécessité de sa défense, de créer une loi pour préserver une partie des sujets de Sa Majesté des maux dont ils sont menacés par l'insoumission des évéques vis-frvis des l(NS et de l'État ». — La lutte contre les évoques, tel est le thème de ce discours ; il y avait mieux à dire en pareille matière, mais, pour improvisé, ce discours est carac^ téristique'; aux yeux de Bismarck, le meilleur de cette loi d'émancipation, c'était son caractère combatif. Le Kullui^ kampf déviait.

La loi sur le mariage civil fut votée définitivement par la Chambre le 15 janvier 1874 ù une forte majorité; acceptée sans enthousiasme par les seigneurs, elle fut promulguée par le roi avec résignation le 9 mars.

Déjà de nouvelles lois de combat étaient sur le chantier.

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