‹ Bismarck et son tempsChapitre 128 sur 270 · I. L. de Gcriach. Aufieiehnungtit, t. Il, p. 3S · texte numérisé non relu

I. L. de Gcriach. Aufieiehnungtit, t. Il, p. 3S

une lellre solennelle au roi, les évéques refusaient au pouvoir temporel le droit de modifier la constitution de l'Église. Le gouvernement répondait, par la voie forte, la prison et la déposition : M*' Martin, évoque de Paderborn, M*' Melchers, archevêque de Cologne, M*' Eberhard, évèque de Trêves, étaient sous les verrous et l'administration de leurs diocèses confiée à des fonctionnaires royaux. Leurs frères s'indignaient, et c'était un lieu commun, en chaire ecclésiastique, de parler delà a persécution dioctétienne ». Si quelque modéré proférait des paroles de conciliation, comme M. Hahne, vicaire général de Fulda, il était débordé sous le flot des protestations, et le Congrès général des « catholiques allemands », réuni à Mayence, se constituait en parti « d'opposition radicale ».

Le ton des conservateurs « évangéliques » n'était pas moins violent. L'Église protestante prenait parti pour l'Église romaine, par crainte de l'esprit d'incrédulité. « Dans beaucoup de pastâurs, U y a un petit pape », écrivait le sous-secrélaire d'État Billow à son chef. Le vieux président de Gerlach s'emportait, et ses protestations étaient si vives, que, malgré ses soixante-dix-neuf ans et son passé politique, il était poursuivi, condamné à 200 thalers d'amende , « pour avoir énoncé sciemment. des faits controuvés ou défigurés », obligé de se démettre de ses fonctions de Premier Président *. Cela ne le rendait pas plus indulgent.

Les partis de gouvernement n'étaient pas moins excités. Falk, élu au Reichstag par sept circonscriptions, était le grand homme du jour, et, l'année suivante, il faisait dans les cercles libéraux de la Prusse rhénane un voyage triomphal. Les «vieux

1 . BUlow â B[smarck, 4 aoûl 1S74. .lu* Bismarcks Briefuiectuel, p. MO.

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