Ilorst Koht. Bismarck Regtiten, t. I, p. S9S
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LA CANDIDATURE HOHENZOLmi
Pendant son absence, les événements se pré neur castillan s'émouvait, surpris que tant d( vassent pour faire fî de la couronne de Cba réclame une réponse catégorique et à brefdél à Berlin les princes de Hohenzollern, et, toi à leur donner im ordre, les invile à se décîdt refuse, Frédéric se dérobe el leur père consîdi l'elTondrement de ses espérances. « L'affai écrit-il à son fils de Roumanie, une grande est passée pour la maison de HohenzoUem, i il n'y en eut jamais et qui ne reviendra jama
Tout semblait fini ; Bismarck n'avait pai oiot.
L'affaire paraissait enterrée, car « personn ni oui ni non' », et le gouvernement d'Esp demeurer dans un éternel provisoire. A ci ■ s'attaqua de nouveau à l'ancien rot de Porlu avec vigueur les avantages d'une réunion ( chies ibériqu&s ; mais Ferdinand était beur honoraire, et déclina une fois encore les p gnôles. Rebuté mais non lassé, Prim se relo l'Allemagne : son regard se croisa avec ce) Le cbancelier fédéral voyait trop d'avanta] ture Hobenzollern pour l'abandonner défmîti mencement de mai, ses deux enquêteurs d'Espagne à Berbn ; Lolhar Bûcher émettai
t. Klein-HBUiDgen. Bismarck und >i
rable aux espérances des HohenzoUem, que le roi se méfiait : 0 Les attentions donl on l'a comblé, disait-il, lui Tont voir ta situation trop en rose '. » Quant à Versen, il garantissait l'élection par les Cortès et un accueil enthousiaste du peuple e^gnoi' : il était stupéfail de la froideur du roi et des princes de Hotienzollem, et déplorait l'absence de Bismarck, seul capable de les réchautîer. De désespoir, le bouillant commandant s'adressa au kronprinz,
Frédéric-Guillaume n'était pas enthousiaste de l'aventure ; mais il était le protecteur naturel des jeunes princes allemands, et ne pouvait refuser d'en pousser un dans une affaire qui pouvait devenir avantageuse ; il consentît donc à remettre le 20 maià Versen une lettre pourle prince Antoine. i\on sans peine, Versen atteint à Nauheini le vieux prince, le remonte, dissipe ses craintes, et arrive a à une bonne solution ». Le prince Antoine écrit au prince royal de Prusse que son fils a « quelques scrupules » de son précédent refus; il redoute d'avoir offensé les intérêts de la maison de Hobenzollern et négligé ses devoirs envers son pays ; il laisse donc le kronprinz juge de l'opportunité pour le prince Léopold de revenir sur son refus. Deux jours après, Léopold envoie au kronprinz une lettre analogue.
Pendant le voyage de Versen, Frédéric-Guillaume avait entretenu Bismarck de la négociation' et il en avait reçu un vif encouragement. En lisant les lettres des princes de Hobenzollern, il résolut donc d'agir personnellement auprès du roi son père ; le 29 mai, il lui écrivit pour lui envoyer les deux lettres et lui recommander une prompte reprise de la négociation'.
1. Keud<?tl. Dhinarck H sa famille, p. 3'9. i. Werthern. (!enei-at von Versen, p. Bl.