Le vicomle de OontaiH-Iliion ù M, Tliiera. Il mars
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jour avec le commaDdaitt des troupes allemandes'. Le comte d'Arnim, représcnlaDl officiel de l'Allemagne, avait monln'' tant de lenteur et de mauvais vouloir que nul ne L'avait écouté et M. de Manleuffel, politique délié et conciliant, avait conseillé et obtenu une transaction. Quelque inconvénient que présentât le maintien partiel de Verdun sous la domination allemande, l'intérèl était tel d'obtenir Belfort, que M. Tbiers n'hésitait point : dès le \2, il télégraphiait î\ M. deOontaut-Bironpouracccpter la substitution de Verdun b Belfort' ; il ne restait plus qu'ù régler les dates exactes et les détails de l'évacuation ; ce fut l'objet de trois jours dé négociations nerveuses et télégraphiques, où Bismarck montra une hâte de bonne humeur : accablé de travail, il « pressait » en riant l'ambassadeur français, car il voulait traiter et signer en personne ', l'eul-étre prévoyait-il des diOicultés en Orient et était-il pressé de régler tous comptes à l'OueM avant de s'engager dans de nouv^ux débats à l'E^t'. Cet empressement était favorable aux intérêts de la France et M. Thiers y répondit par une égale rapidité. Le 15 mars, à cinq heures du soîr, le prince de Bismarck et le comte de Gontaul-Biron signaient le traité définitif; et, dans la soirée, le chancelier allemand se rendait à une grande réception à l'ambassade de FraHce, con>mc pour scelkr publiquement l'accord dos deux diplomaties.
Le traité du 15 mars 1873 réglait le paiement des der^ nières centaines de millions par échéances qui s'échelonnaient jusqu'au 5 septembre. Le territoire français devait être éva-
1. Lcpomlc ilo Sainl-VallieraM.Thiors, 3mars 1873 et jours suivants.