Prince de Bismarck. Petaies et Souvenirs, t. 11. p. ÎTi
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intervention pacifique â reculer dans ses projets belliqueux '': il la colorait de prétextes de santé, mais cette démarche à ce jour était si signilicalive que lui-mémç prévoyait que tous l'attribueraient à la visite du tzar. Le vieil empereur refusa naturellement la démission de son chancelier', et Bismarck partit pour Varzin en juin, — furieux d'avoir rencontré pour la première fois un obstacle insurmontable.
Dans les grandes foréls de la Poméranie, il se terra, exhalant de sourdes plaintes, comme un lion blessé rugit au gite. Colère contre GorlschakofT, ce « vaniteux séoile », ce « malhonnête », voulant jouer à l'ange de la paix pour se faire accroire de son empereur, servi fidèlement par son ambassadeur à Paris, OrloiT, qui rédigeait les rapports au gré de son ministre\ Dépit envers l'Angleterre qui s'était livrée « à des démarches graves et malveillantes et a fait exercer une pression sur nous par les autres puissances, sans nous dire gare* ». Fureur surtout contre la France, contre le vicomte de Gontaut-Biron, ce pelé, ce galeux, auteur de tout le mal. L'été de Varzin ne dissipa |>oint cette colère : en décembre, le chancelier reprochait encore durement à l'ambassadeur de France des dépèches que celui-ci n'avait point rédigées, et un voyage à Pétersbourg qu'il n'avait point fait'. Le grand homme avait les haines tenaces; malgré le démenti catégorique du vicomte de Gontaut-Biron et les preuves qu'il
1. La lettre porte la dale du 4 mai. maie clEe ne fut envoyée que lu Il mai a Guillaume, qui répondit sur-le cliamp : a Soeben erhatte ich Ihr Schreiben vom 4. ■> Biimarck Jahrbuch, l. I, p. 91. Kaùer WHkelm I umt liiamarck, p. iïi el Bulv.
a.L^empereur aulllanmeù Bismarck, Il mai. 4 Juin 1875,
3. MiUnachl. Erinnerungen an Bismarck, p. 5Î. Seue Erianenm<ien, p. n.