Schuitze. Dit Thfonkandklatur BoImnzoUern, p
S. Werthem. General von Vej-aen. p. 83-81.
3. Busch. Tagebuchbldlter , t. III, p. 167; [. H, p. C5. D'après Werthern, SaJazar aurait attendu la rûponse & Sigmarîngen.
t. BicmArck. Rapport aur son entretien avec Napoléon, du 2 sep- Icmbre 1870. Bamarck-Jahrbach, \. Il, p. liiO.
rendre comple de sa mission à soo chef, Salazar s'empressait de retournera Sîgmaringen pour arracher, — enfin, — l'acceptation définitive de Léopold. Le 23 juin, il reparlait pour l'Espagne, joyeux du plein succès de son voyage. Il emportait une lettre de Lcopold, très courte, où le prince se disait flatté des ouvertures espagnoles et disposé à les accepter si les Cortès les renouvelaient à la majorité'.
Dans toutes ces négociations, Bismarck n'avait point paru ; en réalité, il les dirigeait en personne ; Versen était allé prendre ses instructions à Varzin le 6 juin ', Bûcher se tenait en communication constante avec son autoritaire ministre, les HohenzoUem méditaient le mémoire que leur avait remis Bismarck ^, et te kronprinz agissait d'accord avec le chancelier fédéral. Mais celui-ci restait dans l'ombre, guettant l'heure de son intervention.
Dès le 19 ou 20 juin, Salazar avait télégraphié à Prim que Léopold acceptait l'olTre espagnole et au Président des Cortès pour lui annoncer son propre retour le 26 juin : il apporterait le consentement du prince, les Cortès voteraient immédiatement, et une délégation de 15 membres se rendrait à Sîgmaringen pour offrir la couronne à Léopold '. Malgré cet avis si précis et pressant, les Cortès se séparèrent le 23 juin. Pour expliquer cette clôture singulière d'une session qui allait devenir intéressante, le gouvernement espagnol a prétendu qu'une erreur dans le déchiffrage delà dépêche avait fait croire que Salazar ne reviendrait à Madrid que le 15 juilet ' : on ne voulut point faire attendre les députés si long-
1. Mercier de Loslende â H. de Gramonl, S Juillet 187fl. ï. Werlhern. General ton Versen, p, 83.