Hors! Kohi. Bismarck Regeslen, I. Il, p, li
second l'appui du premier dans les élections allemandes de janvier 1877 ', el le discours de Bennïgscn en avril avait été une éclatante manifestation de cette entente. Depuis lops, rien n'avait troublé ce « flirt » parlementaire, et, en apparence, nulle question fondamentale ne s'opposait à l'entrée de Bennigsen dans le ministère prussien. Ce n'était là qu'une apparence : sur deux points, l'entente était impossible entre Bismarctf et son hôte.
Bennigsen était partisan du régime parlementaire, il désirait la création d'un ministère impérial, oîi chaque ministre, serait indépendant, où les décisions se prendraient à la majorité des voix -, et cela semblait inadmissible à Bismarck, car ainsi serait supprimé le pouvoir absolu du chancelier; pour aboutir ô cette transformation du régime allemand, Bennigsen voulait amener au pouvoir deux amis politiques, Forkenbeck qui prendrait le ministère prussien du commerce et StaufTenberg qui serait placé û la tète de l'office des Finances de l'Empire, lui-même serait chargé du ministère prussien de l'Intérieur; ainsi ce trio libéral jouerait un rôle décisif dans les affaires de l'Etat, il exercerait un contrôle qui ne convenait pas à l'autoritaire chancelier. Il ne voulait actuellement pour collaborateur qu'un seul libéral, Bennigsen, qui lui apportât l'appui de son autorité et de son groupe, mais n'amoinijrit pas son propre pouvoir '. 11 lui promettait une force d'influence, telle que celle d'un n point de cristallisation autour duquel tout se transforme n; mais il refusait l'adjonction des deux camarades de combat, que le vieux monarque n'aurait jamais acceptés. D'ailleurs, une autre raison s'opposEÙt à l'arrivée des libé-
i. Louis dcGerlach, Aufteichnungen. t. [I,p.t15.
i. prince de Bismarck. Peiiséet el Souvenirs, i. II, p. 2]i et suiv.