‹ Bismarck et son tempsChapitre 159 sur 270 · Lord Odo Russel à lord Derby, 13 mai · texte numérisé non relu

Lord Odo Russel à lord Derby, 13 mai

conversation à Ems avec l'empereur Guillaume, maie, en l'absence de son conseiller tout^puisaant, le vieux monarq ue éiaii resté sur une réserve prudente. Alexandre s'étaitensuite rendu à Rcichstadt auprès de l'empereur François-iosepb pour tenter un accord direct eur la marche des deux puissances en Orient. Bismarck fut inquiet de cette CMiversation dont il était exclu ; il redoutait qu'une convention fùtconclue, en son absence et à son détriment; ofRciellement, il exprimait l'espoir 0 que la rencontre des deuxsouverainsè Beiehstadt porterait des fruits heureux en consolidant leur amitié' ». En son for intérieur, il mnu|^réait contre la « méfiance » de la Russie et contre toute a convention secrète » d'où il voyait déjà surgir une coalition contre sa patrie. .Et il passa l'été « dans l'inquiétude et l'impatience' ».

En automne, la Russie était décidée à af^ir, mais elle ne le voulait faire qu'à bon esci^it, avec l'appui tout au moins d'une de ses voisines. Or la réunion de Reichstadt n'avait point donné tout ce que le tzar en attendait. Le cabinet de Fétersbourg pouvait craindre que son action fût entravée par la cour de Vienne, que d'un désaccord on allât fi un oonilit, et que la guerre s'ensuivit entre la Russie et l'Autriche. A Livadta, où il inspectait ses troupes prèles d partir en campagne, le tzar s'entretint de cette situation avec le général dy Werder. plénipotentiaire militaire de l'Allemagne, et le pria de demander par télégramme à Bismarck, si, en cas de guerre entre la Russie eU'Autriclie. l'Empire allemand resterait neutre ; très; ennnyp de relie interpellation. Bismarck tenta d'éluder lu ré|)on3e en objectant qu'une pareille question ne se pouvait tfajler que jar intermédiaire de l'ambassade, par voie ofTicicUe, quoique confidentielle. Mais le Izar rennnv^^ji sut

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