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les Grent&oten une campagne de pressecontreiaRussàeelspé~ oialemenl contre GoiischakofT ' ; U s'agissait de démontrer que l'enteute des deux cours du Nord avait plus profité à la Russie qu'à rAlleinagoe ; le paradoxe était un peu fort, mais le chancelier le colorait de brillantes iîoritures.
Fort de ses succès h l'extérieur et à l'intérieur, Bisoiarck s'était cru (out-puîssant, libre de conduire à sa guise la politique étrangère de son pays. Brusquement, il se heurta k la volonté de l'empereur. Guillaume, âme simple et lovfde, restait lîdèle à l'alliance des deux cours septentrionales, conclue sur les cliamps de bataille dans sa prime jeunesse, dictée par ■son père dans un solennel testament, maintenue pendant de si nombreuses années, si riche dans ses résultats'. Les virages politiques de Bismarck avaient toujours inquiété son esprit de ligne droite, sans détour ni subtilité. Il se maintint donc à la tradition de l'alliance russe, fortement, obstinément et « ce fut une lutte de tous les instants ^ m.
La crise atteignit son plein en été ; l'empereur et son chancelier, éloignés pendant les vacances, tiraient chacun dans un sens opposé. Après un séjour d'un mois à Kissingen, Bismarck s'était rendu le 21 août 1879 â Gastein^ et il voulait profiter de son séjour en Autriche pour conclure une étroite alliance entre les deux cours germaniques. Le comte Andrassy vint l'y rejoindre, bien que son pouvoir ne fût plus qu'éphémère (il était décidé à se relirer en octobre). Les deux hommes tombèrent d'accord qu'en présence delà nouvelle attitude de lu Russie, manifestée à ce moment même par un vif incident, il était indispensable « de contracter une sorte de garantie
1. Busch. TagabuchbiaUtT. I. Ml, 17 février ISTB. 3. Lcnz. GeschicMe Bismarcks, p. 408.