CHAPITRE Xllf POLITIQUE D'AFFAIRES
il. La RBviREMENT ÉcoKOMitjt.'E. — L'homiDe des réalilés -. les changements de pensée. — Lo libre-échange el l'essor économique de l'Allemagne. — La crise: les constatations de Bismarck : les misères du campagnard; le poids des taxes directes et les finances d'Empire ; les avantages des impôts indirects. — Longues réllexions : la décision de 1677. — Changement de parti' sans politiques : réconciliation avec les conservateurs et le centre. — Les droits sur le tabac et le monopole. Retraite de Camphausen. — Lettres au Conseil fédéral et travail de revision douanière. — Discours du trône, 12 février 1879, et dépôt du projet de tarif douanier. — Lch droits protecteurs et les droits fiscaux. — Discours du 2 mai 1879. Concessions financières et politiques. — Vote du lariTpar le Keichstag. — Effets politiques et économiques. — L'emploi des excédents douaniers. —Nouveaux projets : les monopoles : refus du Reiclistag.
|1[,Lb trafic allbmand. — Bismarck, ministre duCommerco. — Les chemins de fer. Projets de réseaux d'Empire : les reseaux d'Etat. Hachât de lignes privées en Prusse. L'office impérial et l'harmonie des chemins de fer en Allemagne. — Les voies de navigation. Fleuves, rivières et canaux. — llamhoui^ et Brème. Les encouragements a la navigation.
§ III. La pouiTious COLOMALB. — Antipathie originaire de Bismarck pour les expéditions coloniales. Les sociétés de commerce et les colonies spontanées. — Motifs de l'action coloniale et hésitations de Bismarck. L'homme d'affaires : la protection du commerce extérieur. — Le Sud-Ouest africain; premiers comptoirs, concessions territoriales, protestations anglaises. ' — Le condominium de Samoa. La Nouvelle-Guinée septentrionale. — La question desCarolincs : la sentence du pape Léon XIII. — Cameroun et Togo : négociations avec l'Angleterre. — L'Est africain. — Le domaine colonial de l'Allemagne.
g IV. I.K8 colonir8d'El'hopb. — Le Schleswig septentrional et la convention austro-allemande de 1879. — Les populations polonaises : le.s revendications nationales et l'excitation du Kulturkampf. —
iS8 BISMAHCK
Pûlitifjiie de coercilion et discours de Bismarck, 31 Janvier 1886. La loi de colonisation. — L'AI sa ce- Lorraine : l'effet de l'annexion. Le parti autonomiste et les lois d'organisation. — M. de Manleuflel. statfhalter; le prince de Hohenlohe, son successeur. Un régime de fer. La situation en Alsace- Lorraine. ^ V. La protection des thavailueubs. — Bismarck et la question sociale ; tdôes anciennes et nouvelles; la protection des ouvriers par l'Etat et la lutte contre la démocntlie socialiste ; les mesures de rigueur. — Le conseil économique prussien ; Bismarck, ministre du Commerce et le début de la cudilication ouvrière. — Le projet de lui sur les assurances; discours de Bismarck; les amendemenls du Reichstag' ; abandon du projet. — Les élections de 1881 et le programme du 17 novembre. Hostilité des députés aux réformes sociales. — L'assistance aux ouvriers malades. — Lea assurances contre les accidents et les caisses corporatives. — L'ensemble des lois sociales. — La situation parlementaire et l'autoritarisme de Bismarck. Conflits et incidents.
Les nations ne vivent point d'idéal seulement : il leur faut du pain. Nul n'en fui plus eerlain que le grand réalîale. « Le peuple est las de s'occuper de haute politique, disait-il, il veut songer à SCS intérêts pratiques'. » Après avoir réuni en un bloc (ous les Allemands, il se ppi5oecupa de leur assurer l'exislence matérielle ; «c fut le constant souci de ses dernières années.
Tel il avait (Hé en politique de combat, tel il fui en économie sociale iThûmme des besoins du jour. La politique, disaitil encore, n'est pas « une science exacte, elle est éminemment pratique ; on n'y doit point avoir souci de la forme, desnoms, des théories^ ». II ne faisait point fi de l'opinion d'aulrui ; il avait beaucoup lu ; mais il dédaignait les tbéoriciens, ceux qu'il appelait hautaincment les « professeurs », et c'était là un terme de mépris qu'il envoyait au.\ gens épris d'idéal, le