‹ Bismarck et son tempsChapitre 171 sur 270 · I. Uismarck eu Reichslag, i mal 187S · texte numérisé non relu

I. Uismarck eu Reichslag, i mal 187S

3. Bismarck au roi Louis II de Bavière, 12 aoùl tSTB, t aoQI 1H79. Pensées et Souvetiirs, 1. I, p. *5D el suiv. 3. Bisnionk au Rfichslag, !! février 1878.

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l'OLlTIQUE D'AFPAIRI£S 463

LA, comme dans toute sa politique, eii affaires étrangères comme en débats inléri(>ui'3, apparaît ce souci cooslaot, le directive de son action : la grandeur de l'Empire allemand.

Longtemps il rumina ces considérations, les combinant et les maniant, car il était l'homme des pensées multiples, etsa riche imagination présentait à sa raison des raisons nombreuses. Il ne se décida point brusquement, et comme en coup de théâtre. Mais il fut amené progressivement, et par l'cxpérieDce de chaque joue, A une lente conversion.. En décembre 1816 et avril 1877, il demandait vainement au Heichstag de nouveaux droits sur les fei-s pour combattre les primesà Texportalion accordées par la franco. Endécembre 1 876, il protesUiit contre le régime douanier de la Russie, mais il ne menaçait pas encore son voisin de représailles et se défendait même d'engager avec lui « une sorte de duel douanier' ». La crise définitive se produisit en iHll.

A cette époque, des négociations étaient engagées avec l'Autriche pour renouveler le traité de commerce : ce pacte était de libre- échange, favorable ji Tagriculture austro-hongroise, qui transportait son blé en Allemagne. Retiré dans ses terres, après la crise d'avril % Bismarck considérait avec mélancolie « la détresse du pays, l'extinction des hauts fourneaux, l'allaisseraent de la situation matérielle, la marcJie rétrograde de l'industrie, du travail, la prostration de toutes les affaires" ». Résumant toutes ses pensées, tous ses raisonnements, toutes ses expériences, il résolut de s'ongagei' dans de nouvelles voies ; il rompit les négociations avec Vienne ;

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